Christie Morreale | Actu
Vice-Présidente du Gouvernement wallon, Ministre de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, de l’Action sociale, de l’Egalité des chances et des Droits des Femmes
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Demande de suspension des négociations du Traité transatlantique

Ce lundi dernier, en commission, la majorité PS-CDH a voté au Parlement wallon une proposition de résolution demandant au Gouvernement fédéral qu’il soutienne au niveau européen la suspension des négociations du Traité transatlantique. Ce traité, négocié de manière peu transparente, aura de nombreuses conséquences sur nos régions, sur nos communes, sur nos normes sociales et environnementales s’il est adopté.

Avec le PS, nous demandons un certain nombre de balises sur lesquelles nous ne pouvons transiger :

  1. Transparence des négociations ;
  2. Maintien de normes sociales, environnementales et sanitaires ;
  3. Exclusion du mécanisme qui empêche un Etat de réguler sous peine de se voir attaqué par un investisseur dans une juridiction privée ;
  4. Règlementation européenne préalable sur la protection des données, qui devra être respectée par l’accord ;
  5. Protection des services publics et exclusion de l’accord de secteurs tels que la santé ou la culture…

Permis déposé pour le pont de Tilff

Suite à l’interpellation de la Députée Christie Morreale au Ministre wallon des Travaux publics, Maxime Prévot, le dossier du pont de Tilff avance enfin … Une bonne nouvelle pour la mobilité et la sécurité routière à Tilff !

Article de Presse de La Libre Belgique :

C’est (presque) la fin d’une saga vieille de 10 années (voire plus). Fin mars, le fonctionnaire délégué à la Région wallonne a reçu la dernière mouture du dossier relatif à la demande de permis d’urbanisme du nouveau pont de Tilff.

Depuis le début des années 2000, un projet de nouveau pont est en débat dans la petite entité. Le projet présenté voici trois ans par le ministre Carlo Di Antonio a finalement été retenu, moyennant quelques modifications. On se dirige vers un pont-passerelle et une suppression du passage à niveaux.

Pour rappel, c’est ce dernier élément (voie ferrée) qui a fait de ce remplacement du pont une véritable saga burlesque, tant les politiques de tous bords et les citoyens de Tilff ne parvenaient pas à s’entendre.

L’objectif d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferroviaire belge, est en effet de supprimer un maximum de passages à niveau sur le territoire. Dans le cas du pont actuel (provisoire depuis 10 ans), l’unique passage au-dessus de l’Ourthe à Tilff débouche sur un passage à niveau… et de provoquer d’importantes files sur l’ouvrage. Détail qui fâche : c’est le tracé emprunté par de nombreuses ambulances qui rejoignent le CHU.

Plutôt que de créer une nouvelle traversée évitant le passage à niveaux, c’est à l’endroit du pont actuel que le futur pont sera installé. Ce dernier empruntera toutefois un tracé moins perpendiculaire par rapport à l’eau, afin de passer au-dessus du rail. En outre, cet ouvrage est agrémenté d’un passage cyclo-pédestre et permet de valoriser la gare de Tilff.

Nous l’indiquions , le fonctionnaire délégué a bien reçu la demande de permis mais l’enquête publique n’a pas encore débuté car un dernier document doit encore être ajouté au dossier. L’enquête débuterait toutefois dans quelques jours…

La députée socialiste Christie Morreale, échevine empêchée d’Esneux et qui a interpellé le ministre Prévot à ce sujet, se réjouit de l’avancement du dossier. L’échevin de l’Urbanisme, Léon Martin (MR), annonce que la salle de l’Amirauté a déjà été réservée, le 12 mai prochain, pour une réunion publique.

Marc Bechet

 

Mission économique aux Émirats Arabes Unis : Quels avantages pour nos entreprises wallonnes ?

Question orale adressée à M. Marcourt, Ministre wallon de l’Économie le 21 avril 2015

En mars dernier, vous avez accompagné, entouré de plusieurs entreprises, la mission économique aux Émirats Arabes Unis  et au Qatar. Ces missions sont, comme vous l’expliquez, toujours importantes pour l’activité économique wallonne et sont l’occasion de renforcer les partenariats et de conclure de nouveaux contrats pour nos entreprises.

Dans ce cadre, cette dernière mission a vu la signature de contrats pour par exemple. UCB avec la société « Newbridge Pharmaceuticals » ou encore l’entreprise Hanin pour l’installation de châssis à Doha. Nous souhaiterions donc vous entendre sur le bilan de cette mission, d’autant qu’elle cible une Région où peuvent être actives de grandes entreprises présentes en Wallonie, tout comme nos universités ou même des entreprises de plus petite taille pour lesquelles ces missions représentent une véritable opportunité.

Je m’attarderai d’ailleurs un peu sur le programme de recherche entre l’université de Liège et l’industriel qatari Qafco, qui porte sur la réponse aux besoins alimentaires pour des pays démunis, et aussi sur le Qatar dont l’alimentation est toujours importée de pays voisins. Qu’en est-il de ce projet de l’Université de Liège ? Ensuite, j’aimerais souligner un exemple concret d’une petite entreprise qui parvient à approcher des marchés lointains grâce à ce type de mission économique. Il s’agit de la Chapellerie Herman de Wellin, qui, en concevant une collection spécifique à destination du Moyen-Orient pour cette mission, valorisant de ce fait un marché de niche ouvrant de réelles perspectives innovantes pour une entreprise wallonne.

Pouvez-vous donc nous faire faire le point sur ces deux projets, et au-delà, sur le bilan actuel de la mission au Moyen-Orient et ses possibles développements ?

Réponse du Ministre :

Je vous remercie pour votre question qui me donne l’occasion de faire le point sur le bilan positif de cette mission économique et princière que s’est déroulée au Qatar et aux Emirats Arabes Unis du 21 au 27 mars et qui a rassemblé une centaine de participants wallons, en comptant notamment les représentants des 45 sociétés belges présentes, le Président de la SRIW et des représentants de l’Université de Liège qui ont signé un important contrat avec le leader mondial d’urée, QAFCO.

A ce sujet, l’Université de Liège et moi-même avons visité le site de QAFCO et rencontrer ses dirigeants. La collaboration entre l’ULG et le premier producteur mondial d’urée est la preuve que les connaissances et la qualité de nos universités sont reconnues dans la Région. Il ne s’agit pas uniquement du financement d’un programme de recherche par des pétrodollars mais d’une véritable collaboration entre la faculté vétérinaire et un industriel qatari. Ce partenariat concerne l’utilisation d’urée sous la forme de probiotique (c.-à-d. l’ajouts de protéines) pour l’amélioration de l’alimentation animale (le poulet notamment).

En ce qui concerne la représentation au niveau sectoriel, l’agroalimentaire, le pharma et les sciences du vivant, mais également le secteur de la construction et de la chimie étaient particulièrement bien représentés avec des sociétés comme Neobulles, très présent dans la région, Rosier, qui est en partie détenu par un fonds d’Abu Dhabi, Mithra ou bien encore Buzon. Les sociétés actives dans les TIC ont également fait le déplacement, comme EVS et Market-IP.

La député Morreale fait également bien de citer la Chapellerie Herman de Wellin qui a eu des contacts sur place fructueux  notamment avec le Dubai Duty Free. En ce qui concerne Qatar Airways et l’aéroport de Bierset, je voudrais signaler à Mesdames les Députés que Qatar Airways est présent à l’aéroport de Liège depuis avril 2013.

Et cette année 2015 s’annonce positive pour Qatar Airways avec le retour d’une ligne africaine (Nairobi 2x par semaine) et l’augmentation des vols transatlantiques (Mexico 4x par semaine). De même, l’ouverture d’une nouvelle destination (Los Angeles, 2 x semaine) est également prévue. En effet, en  2014, les routes africaines ont été déplacées vers Bruxelles et quelques routes transatlantiques ont été créées (Mexico, Atlanta, Houston). Qatar Airways a ainsi connu en 2014 une belle croissance en volume par rapport en 2013.

En ce qui concerne les autres projets qui ont été abordés au cours de la mission, plusieurs signatures de contrats ont eu lieu à Doha et à Dubaï :

  • Ainsi, 6 firmes wallonnes ont procédé à la signature de contrats avec des firmes qataries à Doha : Brandfirst, Kitozyme, Chassis Hanin, Orient Drink, Market IP et Mithra.
  • L’Université de Liège a également signé un accord de partenariat de recherche avec QAFCO, mentionné précédemment.
  • A Dubaï, Mithra, UCB avec la société « Newbridge Pharmaceuticals », Orient drink et Mirage ainsi que Schreder ont signé eux aussi  de nouveaux contrats.

Ces dix contrats ont fait l’objet d’une visibilité accrue lors de la mission car ils ont été singés lors de cérémonies officielles. Je voudrais rajouter que de nombreuses autres sociétés présentes sur place nous ont fait part de leur enthousiasme et des nouvelles relations commerciales qu’elles ont établies. La mission et la délégation officielle facilitent les contacts pour nos entreprises mais celles-ci continuent  ensuite leurs démarches commerciales qui aboutissent à d’autres signatures de contrats.

Les retombées économiques sont manifestes et je ne peux qu’encourager davantage toutes entreprises wallonnes de prendre part aux missions économiques afin de gagner de nouvelles parts de marché à l’étranger. Le pouvoir d’achat dans les pays du Golfe est énorme et il y a une demande pour des produits de qualité que peuvent fournir nos entreprises.

Pour les PME qui en ont la possibilité, le développement de leur société et donc de l’emploi passe aussi et parfois surtout par l’ouverture de nouveaux marchés à l’étranger.

Au niveau de l’attraction d’investisseurs arabes en Wallonie, plusieurs rencontres ont eu lieu, tant à l’hôtel avec notamment le fonds Mubadala qu’au siège de l’Abu Dhabi Investment Authority, le 2ème plus important fonds souverain au monde. Plusieurs sociétés wallonnes ont eu l’occasion de s’entretenir avec des financiers locaux afin de lever des fonds pour leurs projets futurs qui créeront de l’emploi en Wallonie. Les contacts continuent de se poursuivre à l’heure actuelle.

Pour terminer, je voudrais vous rassurer sur les collaborations avec les Ministres des autres Gouvernements de la délégation belge. A l’étranger, nous avons tous intérêt à mettre la Belgique en avant et sous sa meilleure image. Nos relations avec les autres Ministres et Secrétaires d’Etat sont bonnes et nos objectifs respectifs sont similaires. Bien entendu, nous avons nos propres réseaux et l’AWEX a organisé ses propres rendez-vous BtoB pour les sociétés wallonnes mais également des rencontres avec des financiers tant privés que publics.

 

Des haies vives pour protéger les insectes pollinisateurs !

Question orale adressée à M. Di Antonio, Ministre wallon de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire le 20 avril 2015

L’aménagement du territoire a une influence décisive sur la qualité de notre environnement et la protection de la biodiversité de notre région. Nous ne pourrions répondre aujourd’hui aux défis de l’urbanisation sans penser au développement durable. Partant de cette évidence, la Députée Christie Morreale a interpellé hier Monsieur Carlo Di Antonio, Ministre en charge de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, à propos de la promotion des arbres et arbustes mellifères, ou nectarifères, indigènes dans le cadre de la Circulaire ministérielle du 14 novembre 2008.

En effet, il apparait judicieux de favoriser la plantation d’arbres et arbustes mellifères lorsque la création d’une haie vive est déjà obligatoire. On sait de quelle manière les haies permettent de limiter l’érosion du vent, de faciliter la pénétration de l’eau dans le sol, mais également de constituer des couloirs écologiques et de précieux biotopes. En favorisant la plantation de plantes mellifères, il s’agirait alors de renforcer leur statut de couloirs écologiques au bénéfice des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs. La population sans cesse décroissante de ces différents insectes doit retenir notre attention non seulement dans le but de soutenir nos apiculteurs mais également dans un souci de protection de l’environnement. Ces plantes mellifères, communes et bien connues, sont nombreuses : bouleaux, châtaigniers, pommiers, tilleuls, aubépines …

Dès lors, Christie Morreale a demandé au Ministre que les futures haies vives, obligatoires dans le cadre de certains permis d’urbanisme, soient composées, partiellement ou exclusivement, de ces arbustes et arbres mellifères.

Monsieur le Ministre Di Antonio, suite à cette question, a déclaré que, dans le cadre de la réforme du Code de l’Aménagement du Territoire qui est en préparation, il serait souhaitable qu’un pourcentage minimum d’essences indigènes et mellifères soit exigé pour la délivrance des permis.

Pour Christie Morreale, il conviendrait également de distribuer des fiches-conseils afin de mieux choisir les essences que l’on plante en pleine terre ou dans nos jardinières afin de favoriser la biodiversité en Wallonie. Elle rappelle également que ces choix posés par les citoyens ont une importance décisive sur la qualité de notre environnement, que ces choix posés par les particuliers sont loin d’être anodins. C’est pour cette raison qu’une meilleure information du citoyen semble cruciale afin de mieux faire connaître nos plantes mellifères indigènes ainsi que les plantes invasives.


Sauvons le Thalys wallon !

Le lundi 30 mars, le Thalys wallon a effectué son avant-dernier départ de la gare de Liège-Guillemins, en direction de Mons, avec un très léger retard. Retard induit par une quarantaine de représentants CGSP Cheminots Liège et SLFP qui ont occupé symboliquement le quai d’embarquement du Thalys, et même les rails pour certains d’entre eux, afin de manifester leur opposition à la suspension de la liaison entre Paris et Liège, via la dorsale wallonne, ce 1er avril. Une quinzaine de représentants syndicaux sont ensuite montés à bord du Thalys en direction des gares de Namur, Charleroi et Mons où le même type d’action a été mené.

Si l’on a d’abord précisé que cette liaison devait être suspendue, jusqu’à la fin de l’année, en raison de travaux de sécurisation sur le réseau, le gouvernement fédéral a, fin février, confirmé la décision de suspendre les deux lignes Thalys jugées non rentables, soit celle d’Ostende et celle reliant Paris au départ de Liège via la dorsale wallonne (Namur, Charleroi et Mons). Selon la SNCB, ces lignes seraient déficitaires.

« Le Thalys en Wallonie est stratégique pour le développement de notre région », avait aussitôt affirmé le groupe PS du Parlement wallon en apprenant cette décision.

Selon les représentations syndicales, si la ligne d’Ostende est effectivement sous-occupée, le Thalys wallon, par contre, a enregistré 140.000 utilisateurs en 2014 ainsi qu’un taux d’occupation de 50 à 80 % !

« La ministre a donné des chiffres qui laissent légitimement douter puisque plus de 200 réservations étaient enregistrées, ce lundi, au départ de Liège. C’est la preuve qu’il y a une réelle demande », souligne la députée liégeoise Christie Morreale (PS). « Il est malheureux de constater que parce qu’une ligne n’est pas rentable du côté flamand qu’on décide de faire de même en Wallonie. Et c’est d’autant plus dommageable que des emplois, directs et indirects, ne seront pas renouvelés ».

Et la députée de demander la mise en œuvre d’une alternative qui permettrait aux Liégeois de rejoindre Paris. « Il faudrait que l’un des premiers trains au départ de Bruxelles soit amorcé de Liège. Pour la province de Liège, cela ferait gagner une heure sur le trajet », précise Christie Morreale. « Et pourquoi ne pas faire en sorte d’augmenter le taux d’occupation en faisant partir le train de Maastricht ? Les Hollandais sont demandeurs ».

 

Enfin des subsides pour le musée de la pierre de Sprimont!

En février dernier, la députée PS Christie Morreale a interrogé le ministre wallon Maxime Prévot, en charge du Patrimoine, au sujet du projet de réaménagement du musée de la pierre de Sprimont, installé au sein de l’ancienne centrale électrique des Carrières de Sprimont. Ce projet, initié il y a une dizaine d’années, vise à en faire un centre d’interprétation de la pierre qui, à travers une scénographie, retracerait l’évolution de la pierre, depuis son état originel jusqu’à la pierre ornementale.

Deux types de subsides ont été sollicités par la commune de Sprimont. D’une part auprès du Commissariat général au tourisme et, d’autre part, auprès du département du patrimoine sachant que les bâtiments sont classés. Si une première subvention du Commissariat général au tourisme (472.006 €) a été octroyée en février 2010, le projet n’a pas encore été mis en œuvre car la partie du subventionnement relevant de la Direction de la restauration du patrimoine devait encore faire l’objet d’un arrêté du Gouvernement wallon. Raison de l’interpellation.

A la question de Christie Morreale, en février dernier, le ministre Prévot avait répondu que ce dossier, porteur d’emploi, faisait partie de ses priorités et il avait chargé son cabinet de l’instruire.

A Sprimont, Philippe Leerschool, premier échevin en charge du tourisme et du patrimoine, s’était réjoui de la réponse du ministre tout en soulignant le fait qu’il était important que le subside soit accordé avant la fin avril sachant que les offres ayant été remises à la commune en 2013 avaient été prolongées jusqu’au 30 avril 2015. Au-delà de ce délai, la commune de Sprimont aurait été contrainte de renégocier les offres et n’aurait pas été à l’abri d’une augmentation des coûts.

Afin d’insister sur cet aspect du dossier, la députée a dernièrement réinterpellé le ministre Prévot. A la suite de ses deux interventions, elle se réjouit donc de la décision du Gouvernement wallon, prise ce jour, d’octroyer une subvention de 757.530 € pour la rénovation complète des deux bâtiments classés et des deux annexes du musée de la Pierre.

Pour information, l’investissement total s’élève à 1.651.144 € TVAC. La part de l’intervention de la Région wallonne est donc de l’ordre de 80 % tandis que la Province de Liège intervient à hauteur de 10 %. Le solde est à charge de la commune de Sprimont.

 

Christie à la ferme

Ce 1er avril représente, pour le secteur de la production laitière, le premier jour sans quotas au sein de l’Union européenne. Ce système, qui permettait de réguler les volumes et les prix et qui avait fait l’objet d’ajustements au cours des dernières années, était en vigueur depuis plus de 30 ans.

La semaine dernière, une délégation de producteurs laitiers de la FWA (Fédération Wallonne de l’Agriculture) s’était postée devant le Parlement wallon afin de remettre aux élus un échantillon des richesses produites en Wallonie et les sensibiliser aux difficultés auxquelles les exploitations risquent d’être confrontées dans un contexte sans quotas…

Ce jour-là, je suis allée à leur rencontre. J’y ai notamment appris que l’on dénombre aujourd’hui moins de 10.000 producteurs de lait en Belgique. En Wallonie, ils sont moins de 3.500. Un chiffre qui pourrait encore diminuer à la suite de la suppression des quotas laitiers… En effet, les agriculteurs peuvent désormais produire la quantité de lait qu’ils souhaitent. Le risque de volatilité des prix du litre de lait est donc accru et cela pourrait mettre en péril certaines exploitations.

Ce mercredi matin, j’ai enfilé de grosses chaussures pour me rendre à la ferme Brouir à Ham (Esneux). J’y ai été agréablement reçue par Mr et Mme Brouir qui gèrent, à deux, une exploitation de 180 bêtes, dont 54 vaches laitières. Les autres bêtes sont des vaches viandeuses et des jeunes. Le fait d’aller à leur rencontre et de visiter leurs installations m’a permis de me rendre compte des contraintes qu’ils subissent au quotidien, de la difficulté de leur métier… Toujours plus de contraintes, de démarches administratives et de coûts! Et pourtant, ils continuent d’exercer leur métier avec passion!

De l’extérieur, on ne se rend pas compte du travail et des sacrifices que cela demande… De longues journées qui commencent dès 5 h du matin, des bêtes à traire et nourrir plusieurs fois par jour, des étables et enclos à nettoyer très régulièrement, des installations à entretenir afin de satisfaire aux normes et contrôles, des charges importantes (à titre d’exemple, une vache boit 80 l d’eau par jour, plus encore en été)…

L’hiver, toutes les bêtes sont à l’intérieur. Ce qui coûte plus cher puisqu’on leur donne des farines, du foin à manger. Et il faut savoir que ce que l’on reçoit quand on vend notre lait n’est pas suffisant pour payer les farines…“, souligne Mr Brouir. “Nous recevons des primes selon le nombre de bêtes mais, en général, elles servent à payer la nourriture“.

Bref, c’est un véritable cercle vicieux… “C’est très bien qu’il y ait des contrôles mais ils sont payants. Les terrains se font rares et quand il y en a à vendre, ils sont impayables et ce sont finalement de grosses firmes qui les achètent pour y faire, à terme, des logements“, constate Mme Brouir. “On dit aux agriculteurs d’investir mais c’est s’enfoncer encore plus“!

En tenant compte de tous ces paramètres et dans ce contexte sans quotas, il est difficile pour Mr et Mme Brouir d’envisager l’avenir sereinement… Ils ont un jeune fils qui ne demanderait sans doute pas mieux que de pouvoir, plus tard, reprendre la ferme mais dans quelles conditions ? La situation est telle, au vu des tarifs pratiqués, que Mr Brouir finit même par se demander si les exploitations agricoles parviendront à subsister…

A l’issue de cette rencontre, en tant que parlementaire, mon rôle sera de relayer auprès de nos instances les difficultés que rencontrent nos agriculteurs.

Les abeilles en danger : modifier un décret pour interdire l’usage des pesticides néonicotinoïdes

 

Depuis plusieurs années, on déplore la raréfaction progressive, problématique, voire alarmante des abeilles. En cause ? L’utilisation de pesticides/insecticides, la raréfaction des fleurs et le réchauffement climatique. Même les bourdons, qui sont également de bons pollinisateurs, sont menacés. Or, il est essentiel de faire en sorte de protéger ces insectes sachant qu’ils contribuent à la pollinisation de 80 % des espèces de plantes à fleurs à travers le monde ! Sans pollinisation, il n’y aurait ni graines, ni fruits ! L’alimentation de l’homme, à l’échelle mondiale, en serait dès lors profondément chamboulée…

De plus, une enquête de la commission européenne ayant dernièrement livré ses résultats montre que près de 10 % des 2 000 espèces sauvages d’abeilles européennes sont menacés d’extinction. Si bien que si aucune mesure n’est prise, 5 % supplémentaires seront également menacés dans un futur proche.

Le 19 mars dernier, l’Assemblée nationale française a voté l’interdiction des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, identifiés par les spécialistes comme étant très nocifs pour les abeilles. Consciente de ce danger sanitaire, la Commission Européenne a voulu légiférer, bien que trop timidement, interdisant, le 1 er décembre 2013, l’utilisation de trois molécules de la famille concernée dans des conditions limitées et pour certaines cultures seulement et ce, pour une durée de deux ans.

Cette année encore, et malgré cette interdiction partielle, l’état sanitaire de nos ruchers semble déjà plus que préoccupant. En effet, depuis le début de ce mois de mars, relativement doux, les apiculteurs ont constaté que les abeilles sortaient tout doucement de leur ruche… A certains endroits, on a enregistré de sérieuses pertes. Comme nos voisins français lors de l’hiver 2013, nos ruches semblent avoir énormément souffert des conditions climatiques, trop douces. Les pertes continuent d’être élevées. A titre d’exemple, la présidente de la Fédération des apiculteurs de Belgique doit déplorer la perte de 25 ruches sur 29 !

Interpellée par tous ces éléments alarmants, la députée PS Christie Morreale a interrogé, ce mercredi 25 mars, le ministre Carlo Di Antonio, en charge de l’Environnement, en séance plénière du Parlement wallon. Convaincue qu’il convient de renforcer de manière drastique les réglementations en la matière, la députée a plaidé pour que la Wallonie suive l’exemple français en interdisant lesdits pesticides.

En réponse à la question de Christie Morreale, le ministre Di Antonio s’est dit favorable à l’interdiction de ces pesticides tueurs d’abeilles. Il a ainsi plaidé pour que l’on en arrive à ce que ces produits ne soient plus agréés non seulement au niveau européen mais aussi en Belgique.

Le ministre a ensuite fait référence à la législation wallonne, plus particulièrement à un décret de juillet 2013 visant à encadrer l’usage des pesticides. Il a ainsi souligné qu’un article de ce décret limite l’utilisation de tels produits par les pouvoirs publics sans prendre en considération leur usage dans l’agriculture. Il a ajouté qu’il convient d’élargir cette disposition en procédant à la modification du décret. Le ministre a assuré que ces pesticides néonicotinoïdes seront ciblés en priorité par cette modification de décret.

« Je plaide avec force et conviction pour que la Wallonie interdise les produits néonicotinoïdes », a déclaré la députée Christie Morreale, se réjouissant de la réponse du ministre. « Il ne faut pas opposer le secteur agricole au secteur apicole car leurs sorts sont intrinsèquement liés ».

Il faut faire vite car le temps joue contre nous…

“Si je suis bonne, toi t’es relou!”

Le 3 mars dernier, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le harcèlement de rue était au centre d’une commission conjointe (commission des Droits des femmes et de l’Egalité des chances et le Comité d’avis chargé d’examiner les questions relatives à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes). Cette commission, co-présidée par les députés PS Christie Morreale et Patrick Prévot, a été organisée dans le cadre de la journée internationale pour les droits de la femme, le 8 mars.

« En tant que représentants, nous considérons que le harcèlement de rue est une forme de violence. On ne peut le banaliser et nous devons le dénoncer à travers une sensibilisation et des lois », souligne Christie Morreale, qui a invité les députés et la ministre des Droits des femmes et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis, à manifester leur désapprobation envers toute forme de sexisme en portant un badge.

C’est ainsi que trois types de badge ont été produits. Soit 300 au total. Il y en avait de trois couleurs et chacun portait un message on ne peut plus explicite, à savoir « Si je suis bonne, toi t’es relou ! » pour le rose ; « Pas la peine de siffler, je n’aboie pas ! » pour le jaune et « Siffler n’est pas draguer ! » pour le vert.

Ces badges ont été distribués à l’occasion de cette commission conjointe ainsi qu’en séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le lendemain. Tous ont été écoulés. C’est dire le succès qu’ils ont rencontré !

« Il ne faut pas confondre drague et harcèlement. A l’instar des violences conjugales qui n’étaient pas reconnues il y a 15 ans comme elles le sont aujourd’hui, il faut en arriver à ce que le harcèlement de rue soit logé à la même enseigne. Il n’est pas normal de ne pouvoir aller faire son marché, se promener en rue ou autre sans se faire harceler », conclut Christie Morreale. « Raison pour laquelle il est important, pour nous élus, de relayer des témoignages et initiatives d’associations de terrain qui combattent le harcèlement de rue ».

 

“Pas la peine de siffler, je n’aboie pas !” STOP au harcèlement de rue !

A l’initiative de la députée PS Christie Morreale, la commission des Droits des femmes et de l’Egalité des chances, qu’elle préside, et le Comité d’avis chargé d’examiner les questions relatives à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (présidé par le député PS Patrick Prévot) se sont associés pour organiser un événement, le 3 mars dernier, dans le cadre de la journée internationale pour les droits de la femme, le 8 mars. La thématique choisie était le harcèlement de rue. Sans cesse, des femmes et jeunes femmes sont victimes de propos déplacés en rue, d’insultes, voire de menaces ! C’est intolérable ! Ce type de comportement ne peut être banalisé.

« L’objectif est d’être à l’écoute des personnes ayant initié des actions contre le harcèlement de rue afin que nous, parlementaires, puissions réfléchir à l’instauration dans les écoles de programmes ciblés sur cette problématique, de mécanismes qui pourraient être efficaces », a souligné Christie Morreale.

Les députés membres des deux organes ont arboré un badge sur lequel était inscrit un message on ne peut plus explicite… Les uns ont ainsi opté pour « Pas la peine de siffler, je n’aboie pas ! » ou « Siffler n’est pas draguer ! » alors que d’autres ont osé afficher « Si moi je suis bonne, toi t’es relou ! »

Pour témoigner de cette déplorable réalité, les députés ont écouté trois orateurs qui ont fait part de leur expérience et des initiatives qu’ils ont prises. Béa Ercolini, rédactrice en chef du magazine Elle Belgique et présidente de l’ASBL Touche pas à ma pote, estime que le harcèlement de rue devrait être classé parmi les violences faites aux femmes. « Cela ne tue pas mais ce sont des violences répétées qui blessent au plus profond, vous empêchent de grandir et d’être vous », a-t-elle précisé.

Son ASBL porte un projet d’éducation en classe contre les stéréotypes genrés. Des équipes de comédiens de la Ligue d’impro sont envoyées dans les écoles primaires, à la rencontre d’élèves de 5e et 6e années, pour aborder le harcèlement de rue à travers une séance d’improvisation. « On a dénombré trente séances en 2014. Ce qui représente 2.400 à 2.500 enfants », a-t-elle expliqué, ajoutant qu’elle et son équipe espèrent initier une nouvelle salve, d’autant que des demandes leur parviennent. Par ailleurs, l’ASBL lancera une nouvelle opération de sensibilisation le 21 mars prochain. Une opération qui sera axée sur la distribution de petites cartes de visite.

Quentin Daspremont, représentant de l’antenne bruxelloise Hollaback !, une organisation présente dans 25 pays à travers le monde, a notamment fait état de témoignages qui ont été recueillis sur leur site Internet. Selon lui, il est essentiel non seulement de maintenir le débat mais aussi de fournir davantage de moyens à la recherche en vue d’analyser les causes et origines du harcèlement de rue. « Afin de démontrer à quel point les effets du harcèlement de rue peuvent être dévastateurs pour les femmes », a-t-il insisté.

Quant à Chris Paulis, anthropologue à l’ULg, elle a épinglé le fait que l’espace public a, historiquement, toujours été masculin et qu’il continue de l’être. « On continue de parler de professions féminines occupées par des hommes et de considérer que les femmes exerçant certaines professions ne sont pas à leur place », constate-t-elle. Aussi, elle estime qu’il convient d’intégrer la problématique du harcèlement de rue dans le cursus scolaire et ce, dès la maternelle ! « Car on remarque des comportements différenciants dans le chef des instituteurs ».

A l’issue des questions-réponses, la ministre des Droits des femmes et de l’Egalité des chances, Isabelle Simonis, a remercié les orateurs pour leurs interventions éclairantes. Elle a clôturé cette commission conjointe consacrée au harcèlement de rue en insistant sur le fait que les femmes ont bien évidemment le droit d’occuper l’espace public, « dans toutes ses dimensions et en toute quiétude ».

« Il est temps que la mixité redevienne une réalité dans les gestes au quotidien. Aussi, je vais plaider pour que le harcèlement de rue figure au rang des priorités des différents niveaux de pouvoir », a précisé la ministre.

Et pour cause, les chiffres en la matière sont édifiants ! Ainsi, on estime qu’une femme sur trois subit au moins des violences physiques ou sexuelles, qu’une sur cinq est victime de traque furtive et qu’une femme sur dix subit une ou plusieurs formes de harcèlement sexuel !