Christie Morreale | Actu
Vice-Présidente du Gouvernement wallon, Ministre de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, de l’Action sociale, de l’Egalité des chances et des Droits des Femmes
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C’est reparti pour les apéros du vendredi !

Le printemps revient… Les apéros du vendredi aussi !
Rendez-vous à la terrasse de mon bureau (Rue désirée Delville 5 à Esneux) pour célébrer le (non-)retour du beau temps… Au plaisir de vous voir !
Exceptionnellement, Elio quitte Mons pour nous rendre visite dans la plus belle commune de Wallonie 😉 !

Il faut une politique ambitieuse en matière de qualité de l’air en Wallonie !

Selon les chiffres de l’Agence européenne pour l’environnement, la pollution est responsable de 11000 décès par an en Belgique. Il est plus que temps que la Wallonie développe une stratégie forte visant à améliorer la qualité de l’air, c’est une question de préservation de l’environnement mais aussi de santé publique. La Wallonie doit être, tant au niveau national qu’international, un moteur en la matière afin que les objectifs proposés par l’OMS servent de réference.

Retrouvez ici la proposition de résolution que j’ai déposée avec mes collègues au Parlement de Wallonie.

Intégration scolaire des enfants atteints d’un handicap

Il y a quelques jours, nous apprenions que l’ASBL Inclusion déposait plainte contre la FWB auprès du Comité européen des droits sociaux. En cause ? Le manque d’inclusion des enfants porteurs d’une déficience intellectuelle dans les établissements d’enseignement ordinaire.

Cet après-midi, en séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, j’ai interrogé Madame la Ministre de l’Enseignement à ce sujet. Retrouvez mon intervention ici.


Malheureusement, ce n’est pas la première fois que la Fédération est pointée du doigt : nous accusons un retard significatif en terme d’intégration des enfants atteints d’un handicap et il est nécessaire de travailler tous ensemble à une meilleure intégration, dans l’intérêt de tous.

Sur environ 3000 enfants bénéficiant d’un programme d’intégration, ils sont seulement 47 à relever du type 2 (selon la typologie valable pour l’enseignement spécialisé, le type 2 s’adresse aux enfants présentant un retard mental léger, modéré à sévère). Soit, moins de 2%! Ce n’est évidemment pas assez !

Aujourd’hui, notre enseignement ne prend pas en compte les capacités personnelles de ces enfants, ne considère pas leur bien-être ou leur intérêt personnel. L’enseignement ordinaire ne convient évidemment pas à tous: je veux simplement que nous laissions la possibilité à ces enfants et à leurs parents de choisir.

Il y a plusieurs mois, à l’occasion d’une visite de terrain, je me suis rendue à l’Ecole Mater Dei qui, depuis des années, organise une classe d’enseignement spécialisée dans un établissement ordinaire. Une expérience enrichissante pour les enfants, pour les enseignants et pour les parents. Ce genre d’initiatives doivent être encouragées et soutenues par les pouvoirs publics afin qu’enfin, nous envisagions notre société de manière inclusive!

 

Débat sur RTL à propos de l’affiche sexiste du Forem

“On devrait toutes et tous avoir la possibilité de choisir son métier en fonction de son intérêt, de sa passion, de ses compétences et pas parce que la société nous l’impose.”

J’étais sur RTL-TVI dimanche dernier dans l’émission “C’est pas tous les jours dimanche” pour parler du sexisme, dans la publicité et en général, retrouvez mon intervention ici : https://goo.gl/LOKCcF

La NVA veut assécher le secteur aérospatial wallon

 

Le Fédéral a décidé de supprimer l’administration (belspo) et de créer, sans concertation, une agence interfédérale spatiale.
Le Fédéral veut revoir les clés de répartition qui réorienterait les moyens au bénéfice de la Flandre alors que la grande majorité du potentiel industriel se situe en Wallonie.
En Wallonie, c’est près de 40 entreprises et 50 départements universitaires et Centres de Recherche, dont le centre spatial de Liège, qui sont actifs dans le secteur spatial. Soit 1.600 personnes qui travaillent directement dans le secteur, pour un chiffre d’affaires annuel de 250 millions d’euros.
Comme Jean-Claude Marcourt, notre Ministre wallon de l’économie, ce dossier nous inquiète particulièrement pour deux raisons:
1) ce serait l’assèchement des moyens pour diminuer de facto la part de la Région à travers sa nouvelle agence
2)  la clé fédérale ne soit une manière de pousser les entreprises wallonnes à se délocaliser en Flandre
A l’occasion des échanges que nous avons eu en commission Economie avec Jean-Claude Marcourt, il a exprimé regretter le manque d’implication des régions dans le projet de la Ministre Sleurs (NVA), le manque de prise en compte des compétences et des potentiels industriels réels, et le fait qu’il n’y ait aucune garantie quant à la participation aux programmes de l’ESA.
La Belgique joue pourtant un rôle majeur dans le spatial. L’effort réalisé par la Belgique la place au 8ème rang mondial  et au 3ème rang européen.
Depuis 2001, le financement annuel public moyen est de l’ordre de 200 millions par an, dont 190 sont investis dans des programmes de l’Agence spatiale européenne. Cela pourrait ne plus être le cas à l’avenir.
Les efforts complémentaires de la Wallonie via le pôle de compétitivité SKYWIN, celui de l’aéronautique et du spatial s’élèvent à plus de 218 millions €.
Il est donc nécessaire d’être très vigilant dans ce dossier qui sent la poudre communautaire à plein nez, aux dépens de notre économie et de notre industrie florissante dans ce secteur.

L’agro écologie, l’avenir de l’Homme, et de la Terre

On croyait en l’abondance, et pour finir, on découvre la rareté. Quand le modèle économique constitue plus un problème qu’une solution.

Pendant des années, l’être humain a exploité le sol sans se soucier de la pérennité de celui-ci.

Le sol en Belgique a une épaisseur comprise entre 1 et 2 mètres. Il s’agit d’un milieu complexe et vivant. Environ 150 grammes d’animaux se retrouvent dans un mètre carré de sol prairial. C’est dire l’importance du maintien de cette biosphère si proche de nous.

L’utilisation de pesticides, insecticides en tout genres altère dangereusement ce fragile équilibre. Le labourage profond détruit de manière durable les animaux participant à la régénération du sol. Ces technologies humaines ne font que dégrader la qualité des sols.

La politique du produire toujours plus, toujours plus vite court à une perte définitive de cette biomasse si difficile à reproduire. La monoculture devient l’ennemi du sol ne permettant plus une vie durable en son sein.

Il faut absolument changer de paradigme parce que l’agriculture intensive court à sa perte. Modifier nos habitudes de consommation, nos modes alimentaires. Il en va de notre survie, du maintien d’une des professions les plus importantes, l’agriculture.

Celle-ci est de plus en plus mal lotie d’un point de vue financier alors que des solutions sont là, proches et faciles à réaliser.

Des modes agricoles plus soucieux de l’environnement sont, à portée de main :

Varier les cultures sur de plus petites surfaces, laisser respirer la terre après les récoltes, ou planter des espèces régénératives comme la moutarde, privilégier les circuits courts de distributions, replanter des haies autour des champs, éviter le labour profond, ne plus utiliser de produits phytos, sont quelques exemples d’un changement indispensable.

L’agro-écologie n’est pas un phénomène de mode créé par quelques illuminés avides de nature, d’écologie pure et dure. Elle constitue une alternative pour assurer un avenir alimentaire à chacun de nous, maintenir la profession d’agriculteur et assurer une stabilité d’un sol très fragile s’il n’est pas respecté.

Un à deux mètres de sol pour nourrir l’humanité, rendez-vous compte…Ce n’est pas énorme et c’est pourtant cette fine couche qui permet à l’humanité toute entière de vivre, à la biodiversité d’être là pour faire grandir plantes, arbres nourriciers.

Ces changements sont indispensables au maintien de notre alimentation.

La non-utilisation de pesticides et insecticides, la prédilection aux circuits-courts de distribution, la culture de semences locales et adaptées à notre climat feront gagner de l’argent aux agriculteurs. La bonne gestion des sols avec la plantation de haies, l’interdiction de bétonnage de zones agraires éviteront les inondations et glissement de terrains. La diminution de la mécanisation de l’agriculture fera diminuer la pollution par hydrocarbure…

La recherche scientifique et les développements économiques qui en découlent peuvent constituer un formidable défi. Aider à gérer, outiller et accompagner les agriculteurs dans leurs décisions et les actions techniques à poser, pour plus de précisions et de résultats concluants, durables pour notre environnement et notre santé.

Aux pouvoirs publics de fixer des objectifs clairs et un échéancier pour y parvenir.

 

 

 

Visite de terrain: les compagnons de la terre

Ce vendredi, j’ai eu l’occasion de visiter le projet des Compagnons de la Terre, cette coopérative liégeoise installée à Mortier, sur la commune de Blégny, qui s’inscrit dans la mouvance du film “Demain”: produire mieux, en protégeant la biodiversité, l’environnement et en assurant un revenu digne aux agricultures. Des thématiques passionnantes !

 

Lancée à Liège en janvier 2015, la coopérative à finalité sociale les Compagnons de la Terre entend donner sa chance à un nouveau modèle de production agricole plus collectif et respectueux de la Terre et des êtres humains. Sur les principes de l’agroécologie cette agriculture vise à préserver les ressources naturelles, assainir les écosystèmes, et restaurer la biodiversité. Issue de la dynamique “Ceinture aliment-terre liégeoise”, cette coopérative mise sur l’action collective, de même que sur la valorisation des talents de tous ceux qui prennent part à son projet (coopérateurs, producteurs associés, bénévoles, scientifiques, partenaires,…).

Un projet qui vise à la souveraineté alimentaire et entend bien créer des emplois durables sur la région.

L’ambition dévoilée est en effet d’assurer les trois phases alimentaire: la production, la transformation et la vente directe. Avec le soutien de la Région Wallonne, un atelier de transformation des produits laitiers, des céréales et de la viande va bientôt voir le jour. De quoi augmenter la gamme de produits déjà en vente dans le magasin “Les petits producteurs”, situé en Neuvice et qui rencontre un succès grandissant.