Christie Morreale | En action
Vice-Présidente du Gouvernement wallon, Ministre de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, de l’Action sociale, de l’Egalité des chances et des Droits des Femmes
16
archive,paged,category,category-rencontres,category-16,paged-12,category-paged-12,qode-social-login-1.0.2,qode-restaurant-1.0,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-4.7,vertical_menu_enabled, vertical_menu_transparency vertical_menu_transparency_on,wpb-js-composer js-comp-ver-5.7,vc_responsive

Vers une meilleure accessibilité des chiens d’assistance

Ce mardi 27 octobre, à l’initiative des députées Christie Morreale et Christiane Vienne, une proposition de résolution visant à promouvoir l’accessibilité des chiens d’assistance dans les établissements et installations destinés au public a été votée à l’unanimité en commission de l’action sociale du parlement de Wallonie.

Rejoignant Christie Morreale sur le fait que bon nombre de personnes et établissements ne sont pas forcément au courant des dispositions légales en la matière, le Ministre Prévot s’est dit favorable à la mise en œuvre d’une campagne de sensibilisation. Il a, en outre, rappelé que l’interdiction d’accès des lieux publics aux chiens d’assistance est, nonobstant certaines dérogations prévues dans le Code wallon de l’action sociale et de la santé, punissable à raison d’une amende pouvant aller de 26 € à 100 €.

Selon le Ministre, le nombre de plaintes transmises au Centre pour l’égalité des chances, au départ de l’AWIPH, n’est pas élevé. Soit 7 en 2011, 4 en 2012, aucune en 2013 et 2 en 2014.

« La lourdeur de la procédure de dépôt de plainte en cas de refus d’accès d’un chien d’assistance n’incite pas les personnes concernées à déposer plainte mais elles relaient leur vécu vers les associations qui œuvrent pour une meilleure intégration des personnes en situation de handicap. Une campagne de sensibilisation qui informerait des dispositions légales a tout son intérêt. Et si certains se montrent vraiment récalcitrants, il convient alors de prendre les mesures prévues en terme de sanctions » souligne Christie Morreale.

La députée insiste : « Ce n’est pas un caprice de la part d’une famille d’accueil de se déplacer avec le chien d’assistance qu’elle école mais c’est dans le but de permettre aux personnes présentant un handicap d’acquérir une certaine autonomie ».

 

Mon intervention en commission

 

Monsieur le Ministre,

Chers Collègues,

 

La présence d’un chien d’assistance dans le quotidien des malvoyants, malentendants, personnes épileptiques ou porteuses d’un handicap moteur représente un sentiment de sécurité et renforce l’autonomie de ces personnes. C’est pourquoi, le législateur wallon a prévu au sein du Code wallon de l’Action Sociale diverses mesures afin de garantir l’accessibilité des chiens d’assistance dans les lieux publics.

Malheureusement, dans les faits, il n’est pas rare que les personnes concernées se voient régulièrement refuser l’accès de leur chien. Non seulement ces dernières mais également les familles qui assurent « l’écolage » des chiens. Or, le fait d’habituer le chien à circuler dans les différents lieux publics est une démarche nécessaire en vue d’assurer une certaine autonomie aux personnes présentant un handicap. Cela a fait l’objet d’échos dans la presse.

Les associations du secteur déplorent, je pense d’ailleurs que c’est le nœud du problème, que le dispositif législatif soit trop méconnu. En effet, il paraît important d’insister sur la notion de chien d’assistance, dressé pour accompagner les personnes handicapées dans la vie quotidienne, et ne concerne dès lors pas uniquement les malvoyants.

Ces associations regrettent également qu’actuellement, le processus de dépôt d’une plainte en cas de non-respect des obligations d’accès ne soit pas plus facile pour les personnes concernées mais surtout que les sanctions prévues dans le code ne soient pas appliquées.

Il ressort également des contacts que j’ai eus avec les acteurs de terrain que le refus d’accès aux chiens d’assistance est dans la plupart des cas le résultat d’un manque d’informations et non le fait d’un acte malveillant. Cela démontre dès lors toute l’importance d’accompagner et sensibiliser les propriétaires d’un lieu ouvert au public afin d’éviter des refus malencontreux et souvent involontaires.

La résolution que je présente aujourd’hui à l’examen de votre commission propose de renforcer les mesures de sensibilisation relatives aux droits des personnes ayant un chien d’assistance et ainsi garantir le respect de la législation.

De manière générale, nous invitons le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires à la mise en œuvre des dispositions prévues pour l’accès des chiens d’assistance en menant, notamment, une campagne de sensibilisation qui rappellera les obligations en matière d’accueil des chiens d’assistance dans les établissements ouverts au public.

Afin de permettre une identification plus facile des chiens d’assistance, nous sollicitons du gouvernement qu’il étudie la possibilité de créer un « passeport pour les chiens d’assistance »tel qu’il existe en Région bruxelloise. Cela permettra de rappeler les droits des propriétaires lorsqu’ils souhaitent accéder à un lieu public.

Outre la Région bruxelloise, la France vient de montrer l’exemple en créant une semaine de sensibilisation aux chiens d’assistance afin de sensibiliser le grand public et les commerces aux problèmes des non-voyants. A cette occasion, la Secrétaire d’État Martine Pinville a présenté un nouveau pictogramme pour faciliter l’accès des chiens guides d’aveugles ou d’assistance à tous les établissements recevant du public. Nous proposons d’ailleurs un amendement au texte que nous examinons aujourd’hui afin que le gouvernement étudie, avec le secteur, la possibilité de créer un tel pictogramme en Wallonie.

En effet, les difficultés rencontrées en Wallonie dans l’application et la mise en œuvre des dispositions légales visant à garantir l’accès des chiens d’assistance sont les mêmes en France. Face à ce problème, le gouvernement, en collaboration avec le secteur associatif, a travaillé à la création de ce pictogramme afin de rappeler que malgré les textes existants, de nombreux cas de refus dans les taxis, les hôtels et les commerces sont encore répertoriés par les maîtres de chiens guides ou d’assistance. Ce pictogramme vise à sensibiliser tant les professionnels que les clients de ces services et établissements.

Malheureusement, comme je l’indiquais en débutant mon intervention, les associations regrettent les procédures complexes actuellement mises en place dans le dépôt des plaintes auprès du Centre Interfédéral pour l’Egalité des Chances. C’est pourquoi, nous sollicitons également le gouvernement afin qu’il puisse simplifier les démarches en vue du dépôt des plaintes lorsqu’une personne se voit refuser l’accès d’un lieu public avec son chien d’assistance.

Aussi, afin que les droits des personnes se déplaçant en compagnie d’un chien d’assistance soient garantis, nous demandons que les sanctions prévues dans le Code wallon de l’Action sociale soient pleinement appliquées en cas de non-respect.

 

Les mutilations génitales féminines n’ont pas de frontières

La commission des droits des femmes du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté ce mardi 6 octobre, à l’unanimité, une proposition de résolution visant à lutter contre les mutilations génitales féminines.

 

En tant que primo-signataire du texte, la députée socialiste, Christie Morreale, se félicite de l’issue favorable du vote par l’ensemble des membres de la commission.

Cette résolution a pour but de renforcer et soutenir le travail des professionnels et des associations qui sensibilisent, forment et conseillent les jeunes filles vivant en Belgique afin de les protéger.

Quelques chiffres :

  • 125 millions de femmes dans le monde ont subi une mutilation génitale
  • 13.000 femmes excisées vivent en Belgique
  • Et 4.000 petites filles sont considérées comme à « risque »

 

Ces chiffres, qui ont doublé depuis 2008 rien qu’en Belgique, démontrent que les mutilations génitales féminines ne connaissent pas de frontières. Il est de notre devoir d’agir afin de faire respecter les droits inaliénables des enfants, des jeunes filles et des femmes par rapport à leur santé, à leurs droits sexuels et reproductifs et au droit de ne pas subir de violences.
Chez nous, sont principalement concernées les femmes originaires d’Afrique subsaharienne et, dans une moindre mesure, du Proche-Orient.

A travers diverses structures, une prise en charge est organisée à l’attention de ces femmes ayant subi ce type de mutilations. Par exemple, au CHU Saint-Pierre à Bruxelles et au CHR de la Citadelle à Liège, des gynécologues sont spécialisés dans la reconstruction des organes génitaux féminins. Citons aussi le Centre de planning FPS de Liège qui a développé un projet spécifique de prise en charge et de prévention pluridisciplinaire, où l’on accueille toujours plus de personnes, ou encore le GAMS Belgique qui mène notamment des actions de sensibilisation auprès des communautés concernées.

Christie Morreale souhaiterait notamment que la problématique soit intégrée dans la formation de base de certaines facultés et/ou cycles de formation afin que les futurs professionnels soient à même de détecter les signaux de risque et de réagir adéquatement lorsqu’ils seront confrontés à ce type de mutilations.

Lien vers la résolution : http://archive..pfwb.be/100000002017030

 

Belle balade sur le RAVeL

Voici les photos de la balade à vélo, sur le RAVeL, que j’ai organisée le dimanche 20 septembre dans le cadre de la semaine de la mobilité en Wallonie. Nous étions une quarantaine, jeunes et moins jeunes, à avoir pris le départ. Merci pour votre participation. Ce fut une balade très plaisante mais aussi intéressante grâce à Arnaud Ollivier, responsable du GRACQ Esneux (Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens), qui a gentiment accepté de la guider.

Ce fut l’occasion d’épingler les points noirs qui subsistent sur le parcours. En effet, en raison de chaînons manquants dans le centre d’Esneux et dans le village de Hony, les utilisateurs sont contraints de quitter le RAVeL pour emprunter la chaussée et ainsi rejoindre le réseau un peu plus loin. De petits aménagements et marquages au sol, peu coûteux, permettraient aux usagers d’y circuler dans de meilleures conditions de sécurité. A nouveau, je défendrai le dossier au parlement wallon afin que les travaux puissent être inscrits et programmés en 2016.

Les néonicotinoïdes poussés vers la sortie, Christie Morreale veut bannir ces pesticides

 

Parlement wallon: Christie Morreale dépose une proposition de résolution visant à définir une stratégie d’interdiction des pesticides aux néonicotinoïdes en Wallonie

Les néonicotinoïdes sont une famille d’insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes. Ce type de produit est présent sur le marché européen depuis la moitié des années 90.

Aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que les insecticides néonicotinoides ont des effets négatifs sur la santé, l’environnement et la biodiversité. Depuis plus de 15 ans maintenant, on constate, partout dans les pays industrialisés, une surmortalité des abeilles. Si plusieurs facteurs existent pour expliquer cette surmortalité, le lien avec la présence des néonicotinoïdes est évident. L’action négative de ces substances sur la biodiversité ne se limite pas aux pollinisateurs mais elle touche également les macro-invertébrés et les oiseaux. Pour moi, la protection des abeilles et de la biodiversité doit être un enjeu politique majeur.

Si cela n’est pas suffisant, il convient également d’indiquer de récentes publications font craindre que ces produits affectent également la santé humaine. Dans un communiqué du 17 décembre 2013, l’agence européenne de sécurité des aliments déclare que « deux insecticides néonicotinoïdes – l’acétamipride et l’imidaclopride – peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ». Elle « a constaté que l’acétamipride et l’imidaclopride peuvent affecter de façon défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l’apprentissage et la mémoire.»

Au niveau wallon, nous disposons de tous les leviers législatifs pour intervenir mais il faut le faire de façon pragmatique. En effet, une interdiction sine die pourrait constituer un handicap pour nos agriculteurs. Cette interdiction doit donc nécessairement s’appliquer sur l’ensemble de notre territoire et dans toute l’Union européenne.

 

A quoi sert de mettre en place des politiques de prévention à la santé, d’investir dans la recherche médicale si on accepte la présence de substances dangereuses dans notre environnement ?

A quoi servent les programmes de conservation de la nature, le plan maya si nous n’activons pas la seule façon d’agir efficace ?

 

Proposition de résolution

Le Parlement Wallon,

A. Vu la résolution visant à prévenir les problèmes de mortalité des abeilles adoptée par le Parlement wallon le 13 mai 2004 ;

B. Vu la résolution du Parlement européen du 15 novembre 2011 sur la santé des abeilles et les défis lancés au secteur apicole ;

C. Vu le Programme wallon de réduction des pesticides (PWRP) ;

D. Vu les avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments du 23 mai 2012 sur l’évaluation de l’impact des pesticides sur les abeilles, et du 17 décembre 2013 sur l’impact de l’acétamipride et de l’imidaclopride sur la santé ;

E. Vu les conclusions de l’autorité européenne de sécurité des aliments du 16 janvier 2013 sur le thiaméthoxam, l’imidaclopride et la clothianidine ;

F. Vu le règlement d’exécution n° 485/2013 du 24 mai 2013 par lequel la Commission européenne a restreint l’utilisation de trois substances actives de la famille des néonicotinoïdes (la clothianidine, le thiaméthoxam et l’imidaclopride) ;

G. Considérant que ce règlement ne prévoit qu’une interdiction partielle et que dès lors, il ne permet d’obtenir des résultats tangibles que ce soit en matière de protection de la santé ou de l’environnement ;

H. Considérant que les pesticides aux néonicotinoïdes sont très largement utilisés en Europe et en Wallonie ;

I. Considérant que de plus en plus d’études scientifiques attestent de leurs impacts sur les pollinisateurs ;

J. Considérant, en outre, que ces mêmes études démontrent que ces substances ont également un impact négatif sur tout l’environnement ;

K. Considérant que l’agence européenne de sécurité des aliments estime que les néonicotinoïdes peuvent avoir un impact négatif sur le développement du système nerveux humain ;

L. Considérant que mêmes aux USA et au Canada, ils sont reconnus comme perturbateurs endocriniens potentiels, ou comme cancérigène ;

M. Considérant que les abeilles, ainsi que tous les pollinisateurs, sont indispensables à la vie ;

N. Considérant la surmortalité des abeilles constatée en Wallonie et dans la plupart des pays européens ;

O. Considérant l’enjeu majeur que représente la protection des pollinisateurs pour le maintien du vivant sur notre Planète ;

 

Demande au Gouvernement wallon de

I. Charger le Centre de Recherches Agronomiques de Wallonie à mener des études afin de démontrer ou non l’efficacité du ces substances sur les rendements agricoles et le cas échéant de trouver des substituts efficaces et moins dangereux pour la santé et l’environnement que les pesticides aux néonicotinoïdes ;

II. De plaider au sein du Comité de concertation pour l’interdiction de mise sur le marché belge de tous les pesticides aux néonicotinoïdes;

III. Défendre dans les relations intra-belges et au sein du Conseil européen de l’Agriculture l’interdiction pure et simple des pesticides contenant des néonicotinoïdes ;

IV. D’interdire l’utilisation des pesticides aux néonicotinoïdes à usage privé ou agricole en Wallonie le premier janvier 2017.

 

Budget de la Communauté française : Les Centres de dépaysement et de plein air préservés

L’exécutif Demotte préserve l’emploi (Article paru dans Le Soir du 29 avril 2015)

On craignait le pire. On l’a évité. En conclave mercredi dernier et lundi soir, le gouvernement de la Communauté française a achevé d’ajuster son budget 2015 mardi matin.

La copie a été présentée à la presse mardi midi.

On revient de loin, donc. En février, la Banque nationale avait révisé ses hypothèses de croissance (de 1,5 à 1%) et d’inflation (de 1,3 à 0%). Pour la Communauté française, cela signifiait l’obligation de réaliser de nouvelles économies pour un montant de 160millions.

«Impossible», avaient dit Joëlle Milquet (CDH), la ministre de l’Education, et André Flahaut (PS), le ministre du Budget.

Le gouvernement a décidé de taper plus bas. Au total, a expliqué mardi André Flahaut, l’exécutif PS-CDH se sera limité à des économies pour un montant de 113millions environ.

Ce choix a pour conséquence que le déficit 2015 sera plus pesant que prévu.

Le Conseil supérieur des finances autorise à la Communauté un déficit de 185,6millions. Le déficit réel dépassera ce montant à hauteur de 65,8millions.

Au Comité de concertation fédéral/fédérés (lire ci-dessus) ce mercredi, cette décision fera mousser. Mais la Communauté objecte que:

1–Ce déficit plus lourd qu’autorisé ne remet pas forcément en question l’objectif d’atteindre l’équilibre en 2018, comme les pouvoirs fédérés y sont tenus. «Si la croissance est là, nous atteindrons cet objectif, dit Rudy Demotte (PS), le ministre-président. Sinon, certes, nous aurons des problèmes…»

2– «Il n’y a pas de hiérarchie des normes en Belgique», fait valoir Milquet. Traduction: le fédéral n’est pas le patron et n’a pas à imposer sa volonté aux fédérés.

Rudy Demotte a rappelé que pour confectionner le budget, en octobre, l’exécutif avait déjà dû économiser 140millions. Ces économies, ajoutées à celles nécessaires à l’ajustement, c’était le maximum. «On a été jusqu’à l’os.» Il compare: «Nous étions dans le cas d’une personne qui n’est pas en surpoids et à qui on demande de se mettre au régime au-delà du raisonnable, jusqu’à menacer ses fonctions vitales. Pour faire ce budget, nous avons fait la balance entre la responsabilité et le respect des missions de base de la Communauté.» Il dira aussi: «On ne demande pas à une personne anorexique de faire une cure de plusieurs dizaines de kilos.»

Flahaut: «On a respecté le personnel, on n’a pas cassé l’outil.»

Milquet, elle, insiste sur le fait que la Communauté n’a aucune marge sur ses recettes (elles proviennent du fédéral), qu’elle ne peut donc économiser qu’en dépenses, que cet exercice-là a ses limites et que la Communauté n’est pas responsable de la dégradation des paramètres macroéconomiques. «La croissance, désolée, c’est le fédéral!…»

Mesures techniques. Ceci posé, les économies réalisées à cet ajustement relèvent d’un travail de «monitoring» de chaque dépense. On a serré partout, passé la râpe, sans toucher à l’emploi.

Centres de dépaysement. Elle a beau dire que non, aujourd’hui, mais apprenant en février qu’il faudrait économiser 160 millions, Milquet comptait porter le fer dans les Centres de dépaysement et de plein air – ces dix centres qui appartiennent à la Communauté et qui accueillent des enfants de tous les réseaux. Finalement, pas touche (le PS y était opposé). Mardi après-midi, interrogée au parlement par Christie Morreale, Milquet a tout de même annoncé qu’elle va charger un membre du ministère de faire un bilan de la gestion des centres et qu’elle attend de lui, en septembre, des «propositions d’optimalisation.»

A l’élue PS, la ministre a évoqué une autre piste: est-il nécessaire que chaque centre ait un directeur?

Encadrement différencié. Milquet a annoncé qu’elle confirme le dispositif de l’encadrement différencié – aide aux écoles en difficulté par l’apport de personnel et de subsides complémentaires.

Ces derniers atteignent un montant global de 14millions. A l’été, pendant les négociations majoritaires, il avait été dit qu’ils seraient convertis en emplois. Le secteur avait hurlé. Milquet annonce donc qu’elle confirme les 14millions mais qu’elle déposera bientôt un décret pour qu’une «part» de ces millions serve à de l’engagement.

Cette part n’est pas encore fixée. Elle le sera quand la ministre aura découvert le rapport que l’inspection vient de dresser sur l’utilisation réelle, aujourd’hui, dans les écoles, de ces subsides complémentaires.

PIERRE BOUILLON

 

Demande de suspension des négociations du Traité transatlantique

Ce lundi dernier, en commission, la majorité PS-CDH a voté au Parlement wallon une proposition de résolution demandant au Gouvernement fédéral qu’il soutienne au niveau européen la suspension des négociations du Traité transatlantique. Ce traité, négocié de manière peu transparente, aura de nombreuses conséquences sur nos régions, sur nos communes, sur nos normes sociales et environnementales s’il est adopté.

Avec le PS, nous demandons un certain nombre de balises sur lesquelles nous ne pouvons transiger :

  1. Transparence des négociations ;
  2. Maintien de normes sociales, environnementales et sanitaires ;
  3. Exclusion du mécanisme qui empêche un Etat de réguler sous peine de se voir attaqué par un investisseur dans une juridiction privée ;
  4. Règlementation européenne préalable sur la protection des données, qui devra être respectée par l’accord ;
  5. Protection des services publics et exclusion de l’accord de secteurs tels que la santé ou la culture…

Sauvons le Thalys wallon !

Le lundi 30 mars, le Thalys wallon a effectué son avant-dernier départ de la gare de Liège-Guillemins, en direction de Mons, avec un très léger retard. Retard induit par une quarantaine de représentants CGSP Cheminots Liège et SLFP qui ont occupé symboliquement le quai d’embarquement du Thalys, et même les rails pour certains d’entre eux, afin de manifester leur opposition à la suspension de la liaison entre Paris et Liège, via la dorsale wallonne, ce 1er avril. Une quinzaine de représentants syndicaux sont ensuite montés à bord du Thalys en direction des gares de Namur, Charleroi et Mons où le même type d’action a été mené.

Si l’on a d’abord précisé que cette liaison devait être suspendue, jusqu’à la fin de l’année, en raison de travaux de sécurisation sur le réseau, le gouvernement fédéral a, fin février, confirmé la décision de suspendre les deux lignes Thalys jugées non rentables, soit celle d’Ostende et celle reliant Paris au départ de Liège via la dorsale wallonne (Namur, Charleroi et Mons). Selon la SNCB, ces lignes seraient déficitaires.

« Le Thalys en Wallonie est stratégique pour le développement de notre région », avait aussitôt affirmé le groupe PS du Parlement wallon en apprenant cette décision.

Selon les représentations syndicales, si la ligne d’Ostende est effectivement sous-occupée, le Thalys wallon, par contre, a enregistré 140.000 utilisateurs en 2014 ainsi qu’un taux d’occupation de 50 à 80 % !

« La ministre a donné des chiffres qui laissent légitimement douter puisque plus de 200 réservations étaient enregistrées, ce lundi, au départ de Liège. C’est la preuve qu’il y a une réelle demande », souligne la députée liégeoise Christie Morreale (PS). « Il est malheureux de constater que parce qu’une ligne n’est pas rentable du côté flamand qu’on décide de faire de même en Wallonie. Et c’est d’autant plus dommageable que des emplois, directs et indirects, ne seront pas renouvelés ».

Et la députée de demander la mise en œuvre d’une alternative qui permettrait aux Liégeois de rejoindre Paris. « Il faudrait que l’un des premiers trains au départ de Bruxelles soit amorcé de Liège. Pour la province de Liège, cela ferait gagner une heure sur le trajet », précise Christie Morreale. « Et pourquoi ne pas faire en sorte d’augmenter le taux d’occupation en faisant partir le train de Maastricht ? Les Hollandais sont demandeurs ».

 

Christie à la ferme

Ce 1er avril représente, pour le secteur de la production laitière, le premier jour sans quotas au sein de l’Union européenne. Ce système, qui permettait de réguler les volumes et les prix et qui avait fait l’objet d’ajustements au cours des dernières années, était en vigueur depuis plus de 30 ans.

La semaine dernière, une délégation de producteurs laitiers de la FWA (Fédération Wallonne de l’Agriculture) s’était postée devant le Parlement wallon afin de remettre aux élus un échantillon des richesses produites en Wallonie et les sensibiliser aux difficultés auxquelles les exploitations risquent d’être confrontées dans un contexte sans quotas…

Ce jour-là, je suis allée à leur rencontre. J’y ai notamment appris que l’on dénombre aujourd’hui moins de 10.000 producteurs de lait en Belgique. En Wallonie, ils sont moins de 3.500. Un chiffre qui pourrait encore diminuer à la suite de la suppression des quotas laitiers… En effet, les agriculteurs peuvent désormais produire la quantité de lait qu’ils souhaitent. Le risque de volatilité des prix du litre de lait est donc accru et cela pourrait mettre en péril certaines exploitations.

Ce mercredi matin, j’ai enfilé de grosses chaussures pour me rendre à la ferme Brouir à Ham (Esneux). J’y ai été agréablement reçue par Mr et Mme Brouir qui gèrent, à deux, une exploitation de 180 bêtes, dont 54 vaches laitières. Les autres bêtes sont des vaches viandeuses et des jeunes. Le fait d’aller à leur rencontre et de visiter leurs installations m’a permis de me rendre compte des contraintes qu’ils subissent au quotidien, de la difficulté de leur métier… Toujours plus de contraintes, de démarches administratives et de coûts! Et pourtant, ils continuent d’exercer leur métier avec passion!

De l’extérieur, on ne se rend pas compte du travail et des sacrifices que cela demande… De longues journées qui commencent dès 5 h du matin, des bêtes à traire et nourrir plusieurs fois par jour, des étables et enclos à nettoyer très régulièrement, des installations à entretenir afin de satisfaire aux normes et contrôles, des charges importantes (à titre d’exemple, une vache boit 80 l d’eau par jour, plus encore en été)…

L’hiver, toutes les bêtes sont à l’intérieur. Ce qui coûte plus cher puisqu’on leur donne des farines, du foin à manger. Et il faut savoir que ce que l’on reçoit quand on vend notre lait n’est pas suffisant pour payer les farines…“, souligne Mr Brouir. “Nous recevons des primes selon le nombre de bêtes mais, en général, elles servent à payer la nourriture“.

Bref, c’est un véritable cercle vicieux… “C’est très bien qu’il y ait des contrôles mais ils sont payants. Les terrains se font rares et quand il y en a à vendre, ils sont impayables et ce sont finalement de grosses firmes qui les achètent pour y faire, à terme, des logements“, constate Mme Brouir. “On dit aux agriculteurs d’investir mais c’est s’enfoncer encore plus“!

En tenant compte de tous ces paramètres et dans ce contexte sans quotas, il est difficile pour Mr et Mme Brouir d’envisager l’avenir sereinement… Ils ont un jeune fils qui ne demanderait sans doute pas mieux que de pouvoir, plus tard, reprendre la ferme mais dans quelles conditions ? La situation est telle, au vu des tarifs pratiqués, que Mr Brouir finit même par se demander si les exploitations agricoles parviendront à subsister…

A l’issue de cette rencontre, en tant que parlementaire, mon rôle sera de relayer auprès de nos instances les difficultés que rencontrent nos agriculteurs.

Egalité hommes-femmes: de belles avancées mais il y a encore du travail!

Premier rapport d’information du Sénat : le PS se bat pour les droits des femmes


A l’occasion de la journée internationale pour les droits de la femme et après le vote en séance plénière du premier rapport d’information du Sénat, les Sénatrices Christie MORREALE et Nadia EL YOUSFI saluent, pour le groupe PS du Sénat,  le travail effectué.

Pendant près de 60 heures, les Sénatrices et Sénateurs ont auditionné de nombreux experts sur la question de l’égalité hommes-femmes dans le cadre du 20ème anniversaire  du programme d’actions de Pékin (pour la défense du droit des femmes).

Les progrès pour combler les inégalités entre les femmes et les hommes sont indéniables. Des législations, des actions politiques et de sensibilisation ont été menées par ou avec le soutien des pouvoirs publics.

Cependant, les objectifs prioritaires définis il y a 20 ans, après la quatrième Conférence mondiale des Nations-Unies sur les femmes de Pékin, ne sont pas encore atteints et parfois même encore, hélas, très loin d’être atteints.


Quelques chiffres sont plus parlants qu’ un long discours :


  • En moyenne  1 femme sur 4 subit au moins une fois des violences physiques ou sexuelles
  • 4 femmes sur 10 ont déjà été victimes de violence physique ou sexuelle
  • Les pensions des femmes sont, en moyenne, 1/3 moins élevées que celles des hommes
  • L’écart salarial s’élève à 22 % en défaveur des femmes si l’on prend en considération le salaire brut annuel
  • 1 femme sur 4 reporte ses dépenses médicales, près de 1 sur 2 en situation de famille monoparentale !
  • 4 femmes sur 10 ne font pas le dépistage du cancer du sein


Christie MORREALE s’est envolée ce dimanche, avec la Ministre du Droit des Femmes et de l’Egalité des chances en Fédération Wallonie-Bruxelles, Isabelle SIMONIS, vers les Nations-Unies à New-York, dans le cadre des 20 ans de la Conférence mondiale sur les femmes mais aussi et surtout pour y défendre les 184 recommandations ayant été votées vendredi au Sénat, dont les plus importantes sont :


  • Demande d’allonger et de rendre obligatoire le congé de paternité et renforcer les congés parentaux
  • Mise en place d’un Conférence interministérielle regroupant les différents ministres ou secrétaires d’Etat en charge de        l’égalité entre les femmes et les hommes
  • Mettre en place un  nouveau plan d’actions national de lutte contre les violences faites aux femmes et une attention toute particulière aux violences sexuelles, conjugales et aux mutilations génitales féminines
  • Une présence égale de femmes et d’hommes au sein des différents exécutifs de notre pays
  • Renforcer la lutte contre la violence sexiste et une attention particulière au harcèlement de rue
  • Une meilleure représentation des femmes au sein des organisations et missions internationales, de même qu’au sein de la diplomatie belge et autour des tables de négociations
  • Plaider au niveau des enceintes internationales en faveur des droits sexuels et reproductifs de la femme, notamment la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse

 

« On peut se respecter même si on n’est pas d’accord » !

Ce lundi, à l’initiative de la députée PS Christie Morreale, une rencontre a été organisée au sein de l’athénée royal d’Ans où, dans le courant du mois de janvier, les cours de religion (catholique, protestante, islamique) et de morale y ont été dispensés de manière groupée durant une quinzaine de jours. Toutes les classes (environ 1.000 élèves) ont ainsi mené cette expérience qui faisait suite aux tragiques événements survenus à Paris les 7, 8 et 9 janvier derniers, dont l’attentat à l’encontre de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo.

« A la suite de ces événements, on a ressenti le besoin de s’exprimer au sein de l’établissement. Les professeurs ont demandé à pouvoir remettre en place le dispositif qui avait déjà été mené en 2001 à la suite des attentats aux Etats-Unis. L’idée était de donner les cours dits philosophiques en commun afin de réunir, croiser les points de vue », a précisé Manuel Dony, préfet des études à l’athénée royal d’Ans.

Les avis divergent quant au maintien, ou non, des cours dits philosophiques dans les établissements scolaires. Sachant qu’il a été décidé d’appliquer l’accord de majorité PS-CDH relatif au remplacement progressif, dès 2016, d’une des deux heures de cours de religion, dans le réseau officiel, par une heure d’éveil à la citoyenneté, la députée Christie Morreale souhaitait pouvoir échanger avec des étudiants et professeurs afin de relayer leur ressenti en commission de l’éducation du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au sein de laquelle elle siège. Afin de rendre le débat le plus démocratique possible, elle a invité d’autres parlementaires à se joindre à elle. Y ont pris part Marie-Martine Schyns (CDH), Charles Gardier (MR) et Barbara Trachte (Ecolo).

Une trentaine de rhétoriciens ont ainsi livré leur ressenti vis-à-vis de l’expérience qui a été menée au sein de leur établissement. Des étudiants manifestement très intéressés au vu des nombreux sentiments et arguments qu’ils ont partagés avec les parlementaires. Dans l’ensemble, ils ont jugé l’idée bonne mais ils auraient souhaité disposer de plus de temps pour approfondir les discussions.

« Le fait d’être rassemblés nous permet de mieux connaître la religion des autres, de mieux se comprendre les uns les autres », a confié un étudiant. « C’est essentiel d’avoir un cours qui développe l’esprit critique », a souligné un autre étudiant.

Si ces jeunes se sont montrés favorables à l’instauration d’une heure de cours de citoyenneté, au cours de laquelle diverses thématiques seraient débattues (vie sexuelle, environnement, égalité entre les hommes et les femmes…), certains ont estimé qu’il convient de ne pas complètement supprimer les  cours dits philosophiques. « Si on les supprime, cela peut pousser à la radicalisation… », a précisé une étudiante. « Car si un jeune ne trouve pas l’écho qu’il souhaite au sein du cours, il ira peut-être chercher l’information sur Internet où l’on trouve tout et n’importe quoi » ! « Alors qu’il n’y a pas de cours dits philosophiques en France, cela n’a pas empêché les attentats… », a fait remarquer un autre étudiant.

Les parlementaires ont répondu aux interrogations de ces jeunes en précisant, notamment, les positions de leurs partis respectifs au niveau des cours dits philosophiques. Dans l’ensemble, ils sont favorables à l’instauration d’un cours d’éveil à la citoyenneté.

« Actuellement, la constitution ne permet pas qu’on supprime les cours philosophiques mais il s’agit d’un grand pas en avant par rapport au pacte scolaire de 1958 », a souligné Christie Morreale. « C’est bien de se parler mais l’idée est d’aller au-delà, d’arriver à quelque chose de nourri au niveau du cours, à un programme structuré et ce, sans perte d’emplois. Les modalités doivent être réfléchies. Ce n’est pas parce qu’il y a eu ces terribles événements qu’il faut se précipiter ».

D’où l’intérêt de ce type de rencontre avec des étudiants et professeurs ayant expérimenté la notion de cours d’éveil à la citoyenneté ! Désormais, il ne reste plus aux parlementaires qu’à relayer les opinions qu’ils ont ainsi recueillies vers le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

« Diverses pistes sont à exploiter », a ajouté Christie Morreale. Pistes qui pourraient se clarifier lorsque la Cour constitutionnelle aura rendu son arrêt à la suite du recours ayant été introduit, en Flandre, par des parents qui ne souhaitent pas que leurs enfants suivent un cours de religion…

Le préfet de l’athénée a conclu les échanges en annonçant qu’il avait l’intention de proposer aux enseignants qui donnent les cours philosophiques de remettre en place le dispositif après les congés de Pâques. Il souhaiterait également leur proposer de se concerter afin d’uniformiser 30 % des contenus des différents cours.