Christie Morreale | En action
Vice-Présidente du Gouvernement wallon, Ministre de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, de l’Action sociale, de l’Egalité des chances et des Droits des Femmes
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Certificat de médecine environnementale: pour une prise en charge des facteurs environnementaux

 

La formation des acteurs de la santé aux problématiques liées aux impacts sanitaires de la pollution environnementale est essentielle. Or, actuellement, en Fédération Wallonie-Bruxelles, elle fait cruellement défaut.

 


Le manque de formation du monde médical a été mis en lumière dans plusieurs dossiers dont je m’occupe : qualité de l’air, perturbateurs endocriniens, pesticides,… En général, les médecins généralistes, notamment, ignorent totalement l’impact que la pollution environnementale peut avoir sur la santé. Or, on sait maintenant plus précisément comment ces contaminations peuvent influencer notre système neurologique, métabolique ou hormonal. Chaque année, les particules fines, l’ozone et les oxydes de nitrate font perdre environ 125 000 années de vie aux Belges et causent 11 570 morts prématurés. Il est également prouvé que les perturbateurs endocriniens augmentent le risque d’obésité et de diabète de type 2. L’exposition aux pesticides entraine également une série de maladie, dont il est pourtant possible de se protéger.

Les fœtus et les jeunes enfants sont particulièrement sensibles aux contaminations environnementales. Par des gestes simples, il est possible de réduire les risques. Pour cela, il faut encore que les patients eux-mêmes soient informés des risques. A ce titre, le travail de prévention et d’information doit nécessairement être effectué par le monde de la santé. L’objectif de ce certificat est de former les professionnels de la santé (médecins généralistes et spécialistes, infirmiers et infirmières, sages-femmes, pharmaciens, etc.) à rechercher et identifier des causes environnementales aux problèmes rencontrés par leurs patients.

Pour moi, la mise en place d’un certificat de médecine environnementale répond à un besoin essentiel. Cette formation, demandée depuis de nombreuses années, devrait débuter en janvier 2019.

 

 

 

 

Question écrite de Christie Morreale destinée à Monsieur le Ministre de l’enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt

Dans le cadre de son rapport relatif à la prévention et à l’élimination des perturbateurs endocriniens, le Sénat formule une série de recommandations relative à l’élimination des perturbateurs endocriniens.

On retrouve des substances chimiques ayant une influence sur le système endocrinien humain, dans notre air, dans notre eau, dans notre environnement en général. Parmi les nombreuses recommandations fournies par le Sénat, on peut y épingler : « la mise en œuvre du certificat de médecine environnementale (CIU) du côté francophone (ULB, UCL & Ulg) dès 2019 et d’en évaluer le bon fonctionnement ainsi que de suivre sa mise en œuvre du côté néerlandophone (KUL, UA, UGent & VUB) et d’analyser les éventuels obstacles à sa mise en œuvre. ».

Monsieur le Ministre peut-il m’apporter des informations complémentaires concernant ce certificat de médecine environnementale ? Où est-en ce projet ? Les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles vont-elles mettre en place ce certificat ? A qui sera-t-il destiné ?

Réponse

Les discussions pour la mise en place d’un certificat en médecine environnementale ont été initiées dans le cadre du plan national belge environnement santé (NEHAP) visant la formation des professionnels de la santé aux effets des expositions environnementales sur la santé des individus. En 2014, un premier travail a mené à un inventaire des formations existantes en Belgique. Suite à cet inventaire et sur base des résultats, le projet d’un certificat en médecine environnementale a été lancé à la fois du côté francophone et du côté néerlandophone.

Du côté francophone, un projet de certificat interuniversitaire a réuni plusieurs facultés de trois universités (l’ULB, l’UCL et l’ULiège) en bonne collaboration avec la cellule de coordination du NEHAP. Le projet est coordonné par l’Ecole de santé publique de l’ULB en collaboration avec la faculté de médecine et la formation continue HELSci.

L’objectif est de former les professionnels de la santé(médecins généralistes et spécialistes, infirmiers et infirmières, sages-femmes, pharmaciens, etc.) à rechercher et identifier des causes environnementales aux plaintes de santé qu’ils reçoivent lors des entretiens en colloque singulier avec un patient. L’identification de causes environnementales les conduira à compléter un traitement par des conseils liés aux expositions à un ou plusieurs paramètres de l’environnement.

Le certificat se traduit par une formation étalée sur deux années. La formation comprend un volet théorique, des exemples, des études de cas, des démonstrations et des travaux pratiques mais aussi la mise en pratique des apprentissages par des travaux collaboratifs et interprofessionnels et à terme l’intégration dans un travail de fin d’études.

Actuellement, les partenaires finalisent le dossier de reconnaissance du certificat à destination de l’ARES afin d’avoir l’accord pour l’année académique 2018-2019. Le programme devrait démarrer en janvier 2019 avec une vingtaine de participants.

 

Proposition de décret: faciliter la mise à l’emploi des bénéficiaires du droit à l’intégration sociale

Ce mercredi,en séance plénière, le groupe socialiste défend une proposition de décret qui vise à simplifier les dispositifs dits « articles 60 et 61 », qui constituent, à nos yeux, l’instrument privilégié de réinsertion professionnelle des bénéficiaires des CPAS et l’un des premiers vecteurs de la politique de l’emploi.


Il y a plusieurs mois, la Ministre socialiste Eliane Tillieux avait entamé une ambitieuse réforme des aides à l’emploi en Wallonie, ce qui a permis de rendre le paysage des aides à l’emploi beaucoup plus cohérent en simplifiant les mécanismes, en réduisant les délais, les démarches administratives.

Compte tenu de la pertinence des dispositifs «articles 60 et 61 », la Ministre, suivant les conseils des partenaires sociaux, a décidé de les maintenir mais de les optimiser pour en augmenter l’impact au bénéfice des publics les plus fragilisés sur le marché de l’emploi.

Aujourd’hui, le groupe socialiste du Parlement de Wallonie dépose cette proposition pour simplifier radicalement ces dispositifs.

Le deuxième objectif est celui de l’harmonisation des règles pour qu’elles soient plus transparentes pour les centres publics ainsi que les bénéficiaires et surtout pour les employeurs et les utilisateurs, qui sont les partenaires des CPAS.

Par là même, il s’agit de favoriser des recours à ces deux dispositifs et donc – ce qui est un intérêt commun pour nous tous – d’augmenter le taux d’emploi des publics ciblés.

Les résultats montrent que le taux de remise à l’emploi de ces bénéficiaires est généralement élevé, particulièrement pour l’article 61. Pour l’année 2014, on relève 68 % de pérennisation d’emploi des travailleurs qui avaient été remis sur le marché du travail via l’article 61 contre 42 % pour les travailleurs dits article 60.

Outre la simplification, le présent décret vise également à renforcer les éléments les plus porteurs en termes d’insertion durable dans l’emploi, à savoir l’engagement direct par l’employeur et des durées d’occupation plus longues. Ainsi, l’utilisation de l’article 61 est rendue plus attractive par une durée d’intervention publique portée à 24 mois maximum dans une période de 36 mois. La durée d’occupation renvoie, en effet, à une caractéristique générale
de toute aide à l’emploi qui maximise les chances d’insertion durable : plus l’occupation est longue, plus l’employeur aura tendance à vouloir garder le travailleur
après la période d’intervention de l’aide.

Retrouvez-l’ensemble de nos travaux à ce sujet en cliquant sur ce lien.

[Billet d’humeur] Annonce de Zalando

Bon, je partage avec vous ce qui me trotte en tête depuis l’annonce de Zalando, ce groupe allemand, de ne pas s’implanter en Belgique.

Parce que ça aurait créé 1500 emplois, certains reprennent, de manière acritique, les arguments avancés par Zalando qui aurait déclaré que, chez nous, on manque d’attractivité parce qu’on n’est pas assez flexibles sur le travail de nuit et que les syndicats sont trop puissants.

En fait, qu’ils aillent se faire voir avec leur diatribe néolibéralisante!

Le prix à payer pour avoir ce type d’emploi chez nous n’est il pas trop élevé dans le sens où cela équivaut à affaiblir sensiblement le système de protection et de concertation sociale, dont nous devons être fiers et que nous devons renforcer, pas affaiblir. En fait, il faudrait inverser complètement le débat: qu’est-ce qui fait que les pays voisins ont à ce point accepté de baisser les salaires, les droits et la protection des travailleurs? Que peut faire l’Europe pour endiguer le dumping social et stopper les comportements excessifs des entreprises qui jouent aux échecs et choisissent toujours le pays où le profit est le plus élevé et les droits des travailleurs les plus bafoués? Qu’est-ce qui a dysfonctionné à ce point pour qu’on critique les décideurs politiques qui n’auraient pas été assez bons dans leurs parade nuptiale en vue de vendre “l’attractivité” de leur territoire? Pourquoi ne se pose-t-on pas la question de ce qu’il faudrait faire pour arrêter ce nivellement par le bas et envisager au contraire une amélioration générale des conditions de travail en Europe ainsi qu’un renforcement des syndicats et des mécanismes de concertation sociale?

Abeilles 1 – Néonicotinoïdes 0 !

Le Parlement wallon demande au Gouvernement d’interdire les néonicotinoïdes !

Le Parlement de Wallonie a approuvé jeudi une résolution demandant au gouvernement régional d’interdire l’utilisation de tous les pesticides contenant des néonicotinoïdes – une famille d’insecticides particulièrement incriminés dans la surmortalité des abeilles et autres pollinisateurs -, et de défendre cette interdiction sur les scènes belge et européenne.

Ces produits appartiennent à un modèle agricole dont nous ne voulons plus, axé sur le profit à court terme” au détriment de la santé et de l’environnement, a commenté Christie Morreale (PS), l’auteure de la résolution.

L’Union européenne a déjà restreint l’utilisation de certaines substances de ce type. Au niveau wallon, le ministre de l’Environnement Carlo Di Antonio (cdH) a fait passer en première lecture au gouvernement, en mai dernier, l’interdiction de l’usage de néonicotinoïdes pour les particuliers.
Mais le problème relève surtout de l’agriculture, en particulier les cultures de betterave, de chicorée et la production de plants de pommes de terre.
Pour ne pas pénaliser ces secteurs vis-à-vis d’autres régions ou pays, l’interdiction ne sera mise en œuvre pour l’usage professionnel que “lorsqu’il existe des alternatives moins nocives pour la santé et l’environnement, efficaces sur le plan agronomique et économiquement réalistes”, précise le texte adopté.
La résolution réclame en outre la mise en place d’une task force “néonicotinoïdes” pour l’expertise scientifique sur l’impact sur la santé humaine et la biodiversité de ces produits. Elle demande aussi de faciliter l’accès des agriculteurs aux semences non traitées aux néonicotinoïdes.
En votant ce texte, “le Parlement démontre que l’intérêt économique des multinationales et des lobbys ne peut pas prévaloir sur les intérêts environnementaux et de santé“, a estimé Mme Morreale, avant de préciser qu’elle avait encore reçu la veille un courriel d’un lobby tentant d’infléchir sa position.
Le député Ecolo, Matthieu Daele, a pour sa part estimé que la Wallonie n’avançait pas assez vite pour interdire les molécules dangereuses. “On avance au rythme d’une molécule par an, alors qu’il y en a des centaines, sans parler de celles qui n’existent pas encore ou des molécules de substitution tout aussi nocives pour la santé et l’environnement”, a-t-il souligné, déposant en outre une proposition de décret visant à interdire tous les pesticides pour les particuliers d’ici 2019.
L’ensemble des parlementaires ont soutenu jeudi la résolution de Mme Morreale, à l’exception du député indépendant André-Pierre Puget.

 

Source : Belga 17/11/2017

Pilule en centre de planning : il faut une concertation avec les acteurs de terrain pour une solution!

Question écrite destinée à Madame la Ministre de l’Action sociale, de la Santé, de l’Egalité des chances, de la Fonction publique et de la Simplification administrative

Nous connaissons tous les difficultés liés à la distribution et à la délivrance de la pilule contraceptive et la pilule du lendemain dans les centres de planning familial. En effet, cette distribution se trouverait en contradiction avec le prescrit de l’arrêté royal n°78 de 1967 qui prévoit que les médicaments ne peuvent être délivrés que par des médecins ou des pharmaciens. En distribuant des pilules contraceptives par du personnel psycho-social, les centres seraient donc en contradiction avec cet arrêté et ce, depuis plus de 30 ans.

Cet écueil avait été relevé par l’administration wallonne en 2015. Dès lors et devant la montée de bouclier de la société civile et de différents parlementaires, des réunions de concertation avaient été organisées par le cabinet de votre prédécesseur et réunissait les différentes fédérations. Une procédure avait alors été proposée : la délivrance de pilules contraceptives et du lendemain devait faire suite à une consultation médicale. Un bon serait alors remis à la patiente pour lui assurer la gratuité de la pilule, pour autant qu’elle soit âgée de moins de 21 ans.

Plusieurs fédérations s’étaient opposées à cette solution, arguant que les médecins étaient trop peu présents dans les centres, mais surtout, qu’une jeune fille en situation de détresse ne se rendrait pas dans une pharmacie pour obtenir cette pilule. Cette solution représentait donc, aux yeux de beaucoup, une entrave à la contraception. D’autres avaient décidé de l’appliquer. Aujourd’hui, il me revient que les centres qui délivrent ce bon sont de plus en plus rares, devant les difficultés pratiques de ce système.

Madame la Ministre, si cette solution ne semble convenir à l’ensemble des acteurs concernés, des réunions ont-elles encore lieu entre les fédérations de planning, l’association belge des pharmaciens et vos représentants ? Il est nécessaire de trouver une solution viable et acceptable pour tout le monde, en gardant à l’esprit l’intérêt premier des patientes. Des solutions sont-elles évoquées ?

Réponse

Il faut d’abord rappeler que la délivrance de pilule contraceptive ou d’urgence par les centres de planning n’est pas remise en cause ! Ce qui est remis en cause c’est la distribution de ces pilules sans médecin ni pharmacien.

La difficulté à laquelle sont confrontés les Centres de Planning Familial, de s’attacher la collaboration d’un médecin, et qu’il soit présent plusieurs fois par semaine au centre reste toujours présente.

Différentes options sont étudiées pour garantir la plus grande accessibilité géographique et financière à la contraception d’urgence et classique. Mon cabinet est en contact avec les fédérations des centres de planning. Des réunions de concertation sont prévues.

Nous sommes aussi en contact avec la Ministre Maggie DE BLOCK. Le cabinet wallon avait d’ailleurs organisé une rencontre avec le cabinet fédéral en mars dernier pour discuter du refus de la Ministre fédérale de faire passer deux propositions de loi.

L’une de ces propositions vise à créer pour les plannings une exception à l’arrêté royal n°78 du 10 novembre 1967 relatif à l’exercice des professions des soins de santé qui précise que nul ne peut exercer l’art pharmaceutique s’il n’est porteur du diplôme légal de pharmacien. (Proposition d’Ecolo-Groen (DOC 54 1456/001). L’autre porte sur la possibilité de délivrer une pilule contraceptive d’urgence sans prescription par les centres de planning familial (DOC 54 1759/001).

À l’issue des concertations, des possibilités concernant l’accès à la contraception via les plannings existent. Pour la délivrance de la pilule par exemple, à l’occasion d’une première contraception ou après une IVG, le médecin du centre procède préalablement à une anamnèse et prescrit à la patiente le traitement qui lui sera donné en pharmacie. Le médecin peut donner une plaquette de pilules contraceptives dans les limites de la réglementation sur les échantillons. Il faut noter que la pilule n’est plus le moyen de contraception le plus prôné par les spécialistes actuellement. Les dispositifs intra-utérins (« Stérilet ») par exemple sont bien souvent plus indiqués que les pilules, car moins chers sur quelques années et plus fiable.

En ce qui concerne la prise en charge du ticket modérateur, un « bon » émanant du centre sera rédigé afin que le pharmacien puisse délivrer gratuitement la pilule et que l’office de tarification concerné puisse adresser une facture au centre de planning.

En l’absence de médecin, la patiente sera adressée auprès de l’officine de son choix, de préférence l’habituelle, qui a connaissance du produit à prescrire, jusqu’à ce que le dossier pharmaceutique partagé soit utilisé par tous les pharmaciens ; ce qui augmentera encore l’accessibilité au produit.

Si le centre connait déjà la patiente (dossier médical,) un bon pourra lui être remis.

Cette procédure permet :

  • de respecter la sécurité d’une prescription médicale a priori et de règles conformes à la législation en matière de santé (respect des rôles de chaque intervenant) ;
  • l’accessibilité au médicament (rôle de garde – 1.800 officines en Wallonie) ;
  • de garantir la traçabilité de la prescription et du produit (à terme dossier pharmaceutique partagé) ;
  • de gérer des stocks dans les conditions définies par l’Agence du médicament, conformément aux règles de sécurité.

En ce qui concerne la pilule du lendemain, la procédure décrite plus haut sera appliquée, notamment l’anamnèse préalable, la prescription et la délivrance d’un « bon ».

Le médecin du centre pourra, s’il en dispose, donner la pilule du lendemain, dans les limites de la réglementation sur les échantillons.

En cas d’absence du médecin, la patiente sera orientée auprès d’une officine de son choix.

Afin de concrétiser ces propositions, une réunion avec les Fédérations des Centres de planning familial sera organisée et envisagera un partenariat avec les unions des pharmaciens.

Au-delà de la distribution des pilules contraceptives, il faut souligner le rôle important des plannings dans la mise à disposition d’informations, par exemple sur le web. Cela permet de répondre, 24 heures sur 24, et parfois de façon anonyme, aux questions et inquiétudes des femmes concernant leur contraception, leur pilule et leur permettre de poser les questions en contact en ligne. Le site « Love Attitude » développé par les fédérations de centres de planning est un très bel outil et très efficace.

Certains centres ont développé des outils permettant d’avancer face à l’impossibilité de prescrire des contraceptifs en l’absence de médecin sur place. À titre d’exemple, lorsqu’une bénéficiaire demande une pilule du lendemain un questionnaire médical lui est systématiquement posé. Ce questionnaire aborde la contraception et les contre-indications de la délivrance de la pilule du lendemain, les informations de la délivrance d’une pilule du lendemain et sur les recommandations qui auraient été faites.

Des solutions sont donc possibles et les différentes pistes sont abordées par les professionnels de la santé, dans les centres compétents et par les différents partenaires de terrain. La pratique est en constante voie d’amélioration, notamment avec la réflexion générale en cours pour l’élaboration avec les partenaires de l’opérationnalisation du Plan wallon de prévention et de promotion de la santé.

Enfin, ne perdons pas de vue que la contraception, d’urgence ou classique, est un médicament et un acte médical. S’il n’est pas accompagné, de manière correcte, avec la connaissance suffisante pour pouvoir être délivrée, il y a un risque de santé. Ce risque de santé n’est pas prévalent par rapport à la situation d’urgence, mais il ne suffit pas simplement d’autoriser, en l’absence de personnes habilitées, la délivrance. Le sujet est compliqué, la situation de manque de médecins est à prendre en compte et il faut avoir aussi la garantie de ne pas mettre en difficulté, pour des raisons de santé, les personnes concernées.

 

Carte blanche : le dumping social, ennemi intérieur de l’Europe

Carte blanche parue dans Le Soir ce 23 octobre 2017 : http://plus.lesoir.be/120746/article/2017-10-23/le-dumping-social-ennemi-interieur-de-leurope
Co signée par Robert Vertenueil, secrétaire général de la FGTB, Marie Arena, europédutée (PS), Frédéric Daerden, Député fédéral (PS) et Christie Morreale, députée wallonne (PS).

Le dumping social, ennemi intérieur de l’Europe

Cette carte blanche collective dénonce les lacunes contenues dans la proposition de révision de la directive détachement soumise au Parlement européen en Commission emploi ce lundi, et qui devrait être entérinée lors de la plénière jeudi.

C’est l’histoire d’une directive européenne qui, au départ, entendait offrir une protection aux travailleurs d’une entreprise envoyés dans un autre pays de l’union pour une prestation temporaire. À l’arrivée, 20 ans après son entrée en application, le résultat est tout autre. Il permet à certaines entreprises de pratiquer – à l’instar de ce qui se passe dans le secteur financier – une « optimisation sociale » qui met en concurrence les pays et les travailleurs, en négligeant, bien souvent, leurs conditions de travail et toute forme de dignité humaine et de justice sociale.

Annoncé en grande pompe par la Commission européenne dès 2014, le grand chantier européen de cette législature devait être la constitution d’une Europe plus sociale, plus juste et plus solidaire qui rompt définitivement avec le « tout au marché » et l’austérité aveugle. Nous ne pouvions donc que nous réjouir lorsque le président de la Commission européenne a annoncé qu’il allait faire de l’Europe une Europe du « triple A social ».

Ennemi intérieur

Malheureusement, un ennemi intérieur risque d’empêcher cet objectif de se réaliser : le dumping social. Ce fléau interne au marché européen est un enjeu majeur pour le futur de l’Union. La figure du « travailleur détaché » et la manière dont elle est instrumentalisée par les forces populistes a d’ailleurs été un des éléments qui a cristallisé les opinions publiques allant parfois jusqu’au rejet du projet européen. Dès lors, l’annonce de la Commissaire Thyssen de révision de la Directive « détachement » a suscité énormément d’attentes dans le chef des politiques, des citoyens et des travailleurs. Presque quotidiennement, des affaires de fraude, de non-respect des conditions de travail et d’exploitation humaine sont révélées dans nos pays. Le tristement célèbre « plombier polonais », les travailleurs qui s’enchaînent à une grue dans le seul espoir d’être un jour payés, l’affaire du transporteur Jost, les informaticiens sous-payés des pays de l’Est de l’Europe… représentent autant d’exemples désastreux qui n’ont qu’un dénominateur commun : l’utilisation abusive de travailleurs détachés. En Europe, le détachement est régulé par une directive de 1996. Elle a été conçue dans une Europe des 15 où les systèmes de protection sociale étaient relativement homogènes. Concrètement, le détachement permettait à une entreprise d’envoyer, de manière temporaire, un travailleur exécuter une tâche dans un autre pays de l’Union tout en lui garantissant des droits tels l’application de la législation du travail, la rémunération…

Divergences majeures

Cette législation avait été créée car l’Europe devait pouvoir offrir la possibilité aux entreprises de se développer sur l’ensemble du continent tout en veillant au respect des normes sociales en vigueur dans le pays d’accueil et en limitant cette possibilité dans le temps. En 2004 l’intégration des pays d’Europe centrale et orientale à l’Union européenne fait apparaître des divergences majeures en matière de normes sociales et salariales. L’objectif de voir ces pays converger vers des standards sociaux plus importants n’a malheureusement pas été atteint. Dans le même temps, de véritables fraudeurs mettent en place une réelle ingénierie exploitant les failles de la législation. Dès cet instant, les conséquences ont été dramatiques pour de nombreux pays, et surtout pour les travailleurs La Belgique apparaît dans le peloton de tête des pays qui accueille proportionnellement le plus de travailleurs détachés après l’Allemagne et la France. Des secteurs entiers de notre économie ont subi de lourdes pertes d’emplois. Entre 2010 et 2016, près de 25.000 emplois ont été perdus dans le secteur de la construction, quand dans le même laps de temps, des milliers de travailleurs détachés étaient exploités sur nos chantiers.

6 mois : le maximum

Dans ce contexte, les Socialistes et démocrates ont exigé depuis plus de dix ans une révision complète de la directive détachement des travailleurs qu’ils ont finalement obtenue par l’ouverture des discussions sur base de la proposition Thyssen. Malheureusement, sous la pression de la droite conservatrice, les Socialistes et démocrates ont dû revoir leurs aspirations. En effet, malgré certaines avancées, le vote des députés européens ne permettra pas de mettre fin à la concurrence déloyale entre travailleurs. Si les avancées sur la rémunération basée dans le pays d’accueil, la reconnaissance des conventions collectives, la double base légale qui prend en compte la question de la protection des travailleurs et pas uniquement la libre circulation des services sont un plus, il reste la question de la durée maximale du détachement qui est fixée à 24 mois avec possibilité d’extension alors qu’on sait qu’en réalité elle est de moins de 6 mois en moyenne. En tant que progressistes, nous pensons qu’il faut aller plus loin et abaisser cette durée à 6 mois. Il ne s’agit pas là d’un symbole mais d’une exigence qui permettra de limiter le détachement à une prestation de courte durée et non de se servir du détachement pour des prestations longue durée à bas coût. La Belgique a toujours été pionnière sur le plan européen et international en matière de protection sociale et de protection des travailleurs. Nous étions souvent tenus en haute estime et écoutés avec attention au niveau européen.

Une posture minimaliste

Malheureusement, depuis l’arrivée du gouvernement Michel, le social est loin d’être la priorité. En effet, ce gouvernement n’a pas saisi les possibilités qui lui ont été offertes de lutter contre les pratiques de dumping social. Lors de la transposition de deux directives européennes – l’une concernant les marchés publics, l’autre concernant la directive d’exécution en matière de détachement –, le Gouvernement a délibérément choisi d’adopter une posture minimaliste, et ce, contre l’avis des secteurs les plus impactés par le dumping social. Il est loin le temps d’une Belgique audacieuse, respectée et écoutée défendant un véritable modèle de protection sociale !

Des alternatives crédibles existent

Pour les progressistes, il faut agir. Il est temps de retrouver une ambition et d’assurer pleinement ses responsabilités quel que soit le niveau de pouvoir : régional, fédéral ou européen. Les travailleurs n’en attendent pas moins !

Nous, les progressistes, avons déterminé une série d’actions qui doivent être impérativement adoptées.

En ce qui concerne le niveau européen, nous estimons que :

– Le détachement devrait être limité à 6 mois maximum
– Le détachement doit permettre une mobilité des travailleurs respectueuse des droits et des acquis sociaux. La directive doit donc être pensée de manière à sauvegarder et offrir le maximum de protection aux travailleurs indépendamment de leur origine. Pour nous, dans une Europe de la Justice sociale et de la prospérité pour tous, il ne peut y avoir de citoyens de seconde zone. Une réelle convergence des systèmes de protection sociale doit être défendue pour un mieux-être pour tous.
– A travail égal, salaire égal : la directive doit garantir que chaque travailleur effectuant le même travail dans la même entreprise puisse être traité de manière égale, de sorte qu’on évite toute forme de concurrence déloyale entre travailleurs européens. En ce qui concerne le niveau belge et régional :

1. Renforcement des capacités humaines et matérielles des services d’inspections
2. Transposition efficace et ambitieuse des dispositions européennes
3. Des marchés publics respectueux des droits des travailleurs

Il est impératif de s’unir pour garantir le respect de tous les travailleurs. C’est à cette seule condition que les citoyens retrouveront le chemin de la confiance dans les institutions qui les représentent.

 

CPTLJD : “La riche Belgique, pays de pauvres”

Ce dimanche, j’étais sur le plateau de C’est pas tous les jours dimanche pour discuter du problème de la pauvreté en Wallonie et à Bruxelles.
Culpabilisation des chômeurs, flexijobs,… et si on allait plutôt chercher l’argent là où il est vraiment ?!

Vous pouvez retrouver l’intégralité du débat ici.

Quand le Ministre Di Antonio agira-t-il concrètement contre le harcèlement dans les transports en commun ??


Question écrite à Monsieur le Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

En 2014, l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) a publié la plus grande enquête à l’échelle mondiale sur la violence à l’égard des femmes. Ainsi, 42.000 femmes âgées de 18 à 74 ans de toute l’Union européenne ont participé à ce projet. Au niveau européen, les transports en commun apparaissent pour les femmes comme « un lieu dangereux où peuvent survenir des violences physiques et sexuelles ».

Concernant les chiffres relatifs à la Belgique, près de 60 % des femmes perçoivent la violence à leur égard comme « assez courante » dans l’espace public et 40 % d’entre elles la considèrent comme « très courante » dans les transports en commun.

Notre collègue Véronique Bonni et moi-même avons déjà pu évaluer le phénomène, lors d’une petite enquête que nous avions réalisée dans la région liégeoise début de l’année 2016. Le harcèlement n’est pas anodin et ne peut pas être banalisé. C’est également ce qui se traduit des premiers résultats du projet « Genre et insécurité dans l’espace urbain : recherche exploratoire en Belgique francophone » ; le harcèlement dans les transports en commun ne faiblit pas.

Les techniques d’évitement portant sur les tenues, sur l’itinéraire et les moyens de locomotion, développées par les femmes traduisent le caractère prégnant de ce fait de société qui va, parfois, jusqu’à entraver la mobilité féminine. Si la problématique ici évoquée constitue un phénomène global de société, qui dépasse évidemment le cadre du transport en commun, il est nécessaire de combattre celui-ci partout où cela est possible : dans nos espaces publics, dans le monde du travail, dans le monde scolaire, … C’est une modification profonde des comportements qu’il faut opérer, dans notre société toujours profondément marquée par le patriarcat.

Interpellées par les résultats de notre enquête, Madame Bonni et moi-même, vous sollicitions pour agir rapidement et concrètement. En avril 2016, vous évoquiez la création d’un groupe de travail chargé de réfléchir quant à l’enrayement de cette problématique. Une première réunion s’est tenue le 6 juin 2016 : des pistes de solution concrètes avaient alors été avancées. Or, nous apprenions, par après que vous aviez émis la volonté de réaliser une nouvelle étude, afin de mieux cerner le phénomène. Alors que justement, plusieurs universités se rassemblaient pour effectuer une recherche exploratoire, cette étude retarde les actions concrètes que sont pourtant nécessaires et prioritaires. Plusieurs mémoires ont, depuis lors, été réalisés à ce sujet. Aucune institution universitaire n’avait répondu au premier marché, un deuxième avaiy été lancé début février 2017.

7 mois plus tard, cette étude a-t-elle été finalisée ?

Alors que les pistes de solutions évoquées dans ce groupe de travail étaient nombreuses, elles ne sont toujours pas mises en œuvre. Monsieur le Ministre, nous aurions espérer plus de réactivité de votre part : le phénomène est grave et nous ne pouvons accepter, dans notre société, que des femmes soient privées de cette liberté de déplacement, par peur de comportements inadmissibles. Or, vous semblez minimiser ce phénomène, à travers de nombreux propos que vous avez tenu.  Monsieur le Ministre, pouvez-vous m’annoncez le détail des mesures que vous annonciez visant à lutter contre le harcèlement dans les transports en commun ?

Réponse

Le marché d’études relatif à la réalisation d’un diagnostic de l’état de l’art via un inventaire raisonné des études et rapports analysant les comportements d’agression verbale ou autre à caractère sexiste en lien avec les transports en commun et proposition de construction d’un tableau de bord du phénomène a abouti en juin dernier à la production d’un rapport qui sera totalement finalisé dans les prochaines semaines.

Cependant, voici déjà les pistes mises en évidence et qui bien entendu rejoignent celles déjà évoquées par le groupe de travail.

Dans ce rapport, le prestataire formule dix recommandations spécifiques.

* Une première catégorie de recommandations porte sur des actions de sensibilisation auprès de la population par le biais de campagnes de prévention citoyenne ou plus ciblées (écoles) mettant en avant le phénomène et bannissant les publicités sexistes. La question des stéréotypes de genre est mise en évidence au-delà de la dualité sexuelle classique.

* Une deuxième catégorie de recommandations cible la réaction en cas de situation de harcèlement. Le rapport met l’accent sur la possibilité de signalement rapide via un numéro d’appel d’urgence ou système SMS. La visibilité sur certaines situations plus problématiques (lieux, heures) permettrait de mieux les cerner et donc de réagir plus efficacement tant au niveau des personnes elles-mêmes que des autorités. De même, une plus étroite collaboration avec les services de police est préconisée (équipe spécialisée).

* Une troisième catégorie de recommandations évoque la piste des ressources humaines tant au niveau du recrutement que de la formation du personnel de conduite des moyens de transport public.

* Une quatrième catégorie de recommandations concerne l’aménagement du territoire pour dégager, à la suite de démarches participatives, des solutions concrètes permettant d’améliorer le sentiment de sécurité (améliorer l’éclairage, éviter les espaces vides, mettre en place des caméras, animer les arrêts, autoriser des arrêts à la demande).

Le rapport insiste sur le fait que toutes ces recommandations peuvent être appliquées de manière efficace si elles sont pensées en concertation permanente avec les associations locales ainsi que les usagers et usagères des transports.

L’important est effectivement de se baser principalement sur le ressenti et le besoin des usagers et des usagères. La collaboration des sociétés de transport est également essentielle.

Comme cela est relevé par le prestataire, endiguer un phénomène tel que le harcèlement sexiste dans les lieux publics prendra du temps.

L’administration et le groupe TEC doivent réaliser un plan d’actions en tenant compte des recommandations, dès la finalisation du rapport commandé.

 

Crise du Fipronil: toujours la confusion !

Ce mercredi, le Parlement de Wallonie s’est saisi du dossier relatif aux contaminations au fipronil: les député(e)s avaient l’occasion de poser leurs questions aux ministres compétents. Du moins, c’était ce qui était annoncé. Rapidement, on a pu constater que la Ministre Gréoli, en charge de la Santé, ne répondrait pas à nos questions sur cette crise sanitaire de grande ampleur… Elle n’était simplement pas présente ! Une belle illustration de la manière dont ce gouvernement MR- CDh entend s’occuper des questions sanitaires et de la santé des wallons.

Le fipronil, c’est cet insecticide devenu tristement célèbre ces dernières semaines suite à la contamination de plusieurs élevages avicoles, pourtant en Europe (même en Asie!). L’usage du fipronil sur des animaux destinés à la consommation humaine est interdit. Dès lors, l’usage qui en a été fait était totalement frauduleux.

Dès lors, se pose évidemment la question de l’accès et l’utilisation à un produit dont l’usage est interdit. Comment ce produit a-t-il pu être utilisé dans nos exploitations sans que personne ne le constate et ce, pendant plusieurs semaines voire, plusieurs mois ? On apprenait il y a quelques semaine qu’une livraison de 3000kg de fipronil ait eu lieu en mai 2016. Doit-on craindre la présence de ce produit dans nos exploitations depuis mai 2016 ? Qui pourrait prouver que ce n’est pas le cas ? En effet, l’AFSCA n’effectue pas de contrôle pour les produits interdits. Le fipronil étant interdit dans cet usage, l’AFSCA n’a jamais réalisé de test pour cette substance. On peut alors clairement craindre que d’autres produits interdits soient utilisés dans nos exploitations, à l’issu de tous. Je regrette évidemment cette situation.

Le fipronil aurait des effets néfastes pour la santé: en 2005 déjà, l’agence française pour la santé publique publiait un rapport en attirant l’attention sur les dangers du fipronil. En 2016, un rapport du Conseil supérieur de la Santé s’inquiétait des répercussions sur le système endocrinien de cette substance tout en insistant sur l’importance de réaliser des études complémentaires. Ces conclusions et avertissements ont été totalement mis de côté par Monsieur Borsus. A l’époque, en tant que ministre de l’agriculture, sa seule réaction a été de solliciter son administration pour étudier les résultats de l’étude, que sa prédécesseure avait commanditée, quelques années auparavant. On peut le dire, sur ces dossiers, le MR a toujours fait preuve d’une grande frilosité.

Aujourd’hui, personne ne semble s’inquiéter de l’aspect sanitaire de ce dossier ! Alors qu’en France et en Allemagne, des produits transformés potentiellement contaminés ont été retirés des rayons, chez nous, on agir au bon vouloir des firmes agro-alimentaires. Personne ne sait m’assurer que l’ingestion de cette substance n’est pas nocive pour la santé humaine. Quel impact sur les enfants, plus sensibles aux perturbateurs endocriniens ? Plusieurs informations nous sont parvenues : si certains assuraient que les seuils (dose de référence aigüe ou ArfD) n’avaient à aucun moment été dépassés, il est apparu par après que les seuils étaient bien largement dépassés. Par ailleurs, on ne mesure toujours pas l’impact du mélange des différents pesticides, du « cocktail », sur la santé humaine. Imaginez : 23 pesticides, qui respectent tous le seuil limite. Pris individuellement, on nous assure qu’ils sont inoffensifs. Mélangés, quels sont les impacts ?

Aujourd’hui, toutes ces questions restent en suspens ! Madame la Ministre de la Santé ne s’étant pas donné la peine de venir assister à cette commission, on perçoit l’importance que ce gouvernement entend donner à la problématique sanitaire liée à l’utilisation des pesticides. Doit-on s’en étonner ? Je crains, comme une majorité des wallons, que ce gouvernement s’inscrive dans la ligne que le MR impulse depuis quelques années au fédéral : l’inféodation aux lobbys phytopharmaceutiques ! A bas le principe de précaution, les mesures de protection,…

C’est bien d’un changement de paradigme dont nous avons aujourd’hui besoin. Il est plus que nécessaire d’impulser un changement de notre modèle agricole et de consommation.  Combien de scandales agro-sanitaires, combien de crise des prix, combien d’agriculteurs devront encore renoncer à cette profession pour que l’on réalise que le modèle productiviste développé chez nous est devenu néfaste pour les citoyens, l’environnement et surtout, pour les agriculteurs eux-mêmes ?

Le groupe socialiste va demander à ce que les travaux relatifs à cette problématique continuent. Nous allons également demander à ce que la Ministre de la Santé soit entendues et éventuellement, d’étendre les auditions a des spécialistes de la question. Les citoyens wallons veulent des réponses, nous devons les leurs donner!

Retrouvez ici le lien vers le compte-rendu des discussions parlementaires:  https://goo.gl/2A9pV9


[1] Proposition n°256.

 

 

Femmes en politique: on avance !

Ce mercredi, le Parlement de Wallonie a adopté, à une large majorité, une proposition de décret qui va modifier le Code de de la démocratie locale et de la décentralisation afin de garantir une présence équilibrée de femmes et d’hommes au sein des collèges communaux et provinciaux de Wallonie !

Concrètement, aux prochaines élections, les collèges communaux et provinciaux de notre région devront être composées au minimum 1/3 de femmes. Jusqu’alors, si la mixité était obligatoire, la présence d’une seule femme au sein du collège (bourgmestre, échevine ou présidente de CPAS) était considérée comme suffisante.

Aujourd’hui, ce quota est un premier pas, essentiel, pour une meilleure participation des femmes à la vie politique et qui s’inscrit dans la droite ligne des objectifs pointés lors de la quatrième conférence mondiale des Nations unies sur les femmes, qui avait lieu à Pékin en 1995. Gageons que les élections communales et provinciales de 2024 permettront quant à elles une véritable parité au sein des collèges, avec une nouvelle intervention du législateur si cela s’avère nécessaire.

Voici le lien vers le texte: https://goo.gl/kpr4af