Christie Morreale | Bernache du Canada, quelles sont les mesures mises en place pour protéger le biotope wallon ?
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Bernache du Canada, quelles sont les mesures mises en place pour protéger le biotope wallon ?

Question écrite à Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Ruralité et du Tourisme

« Campagne d’éradication de la bernache du Canada sur l’Ourthe »

En juin 2017, une vaste campagne d’éradication de la bernache du Canada a été menée sur l’Ourthe, à Tilff et à Esneux notamment. La bernache, une grande oie typée d’environ 1 mètre, est aujourd’hui considérée comme une espèce invasive, qui met en danger le biotope wallon. Sa présence est également néfaste pour l’homme (pollution des eaux de baignade, réduction des productions fourragères, dégradation des prairies ou des espaces verts, transmission potentielle de maladies à l’homme) mais sur d’autres espèces d’oiseaux.

Monsieur le Ministre, vous assuriez alors que la capture par euthanise était nécessaire. Depuis lors, pouvez-vous me préciser combien d’œufs ont été capturés ? Des systèmes de contraceptions existent-ils ? Comment entendez-vous contrôler et diminuer le nombre de naissance par an ? Vos services assurent-ils un suivi continu pour éviter de devoir, une nouvelle fois, mener une campagne d’euthanasie ?

Réponse

Cette année, les actions menées pour diminuer les populations de bernache du Canada se sont concentrées sur la Haute-Meuse, zone de concentration pour la nidification de l’espèce en Région wallonne.

En 2018, 995 oeufs provenant de 206 nids ont été stérilisés, et non capturés. Une diminution sensible du nombre d’oeufs (-29 %) et de nids (-37 %) est notée par rapport à 2017 pour revenir à un nombre similaire à 2012 (début des campagnes). Au total, depuis 2012, le Département de la nature et des forêts (DNF) a stérilisé 11 755 oeufs en Haute-Meuse.

Ces campagnes de stérilisation des oeufs seront poursuivies afin de contrôler et diminuer les naissances.

Cette technique est la seule méthode sélective et efficace afin de contrôler le taux de naissance bien que, comme les scientifiques l’ont démontré, le contrôle des naissances a peu d’impact sur la dynamique d’espèces comme la bernache du Canada. L’efficacité d’autres systèmes de contraception, comme ceux utilisés pour les pigeons des villes, n’est actuellement pas démontrée pour la bernache du Canada et poserait de réels soucis de sélectivité.

Un suivi des populations est réalisé notamment à travers des inventaires menés par l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) et les contrats rivières afin d’évaluer l’effet des opérations de capture-euthanasie et les mesures qui doivent être poursuivies.

En conclusion, il est important de souligner, comme les études scientifiques l’ont démontré, que c’est la combinaison des différentes actions qui permet d’atteindre un résultat. Pour avoir une influence durable sur la population, ces actions combinées doivent se poursuivre pendant encore quelques années.