Christie Morreale | Centre de Dépaysement de Plein Air, comment les utiliser avec plus d’efficacité ?
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Centre de Dépaysement de Plein Air, comment les utiliser avec plus d’efficacité ?

Question Orale à Monsieur le Ministre Flahaut, en charge de la fonction publique.

« Utilisation du patrimoine immobilier de la Fédération Wallonie-Bruxelles »

Le patrimoine immobilier de la Fédération Wallonie-Bruxelles est varié et comporte plusieurs perles. Parmi celui-ci, on dénombre 10 centres de dépaysement et de plein air (CDPA) répartis sur l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

À l’occasion d’une visite au centre d’Esneux, en juin 2016, vous aviez suggéré à vos collègues de mettre en place une sorte de task force au sein de l’administration générale de l’Enseignement. Cette prérogative revient d’abord à la ministre de l’Enseignement, Mme Schyns, qui travaille néanmoins en concertation avec vous qui êtes chargé de la Fonction publique et du Budget et avec la ministre chargée de la Jeunesse, Mme Simonis. L’objectif du gouvernement était, unanimement, de poursuivre les réflexions en cours sur l’usage des CDPA et sur les initiatives à prendre pour augmenter leur taux d’utilisation. En effet, les CDPA sont souvent fermés durant les vacances scolaires et les week-ends. Or, il s’agit d’outils publics qui souffrent d’une sous-utilisation.

Nous partagions ce paradoxe entre, d’une part, des bâtiments qui sont au service du public qui, d’après les chiffres que j’ai reçus, sont sous-occupés et, d’autre part, le manque d’offre d’accueil pour les centres de jeunes et autres opérateurs relevant de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous avions, lors de la précédente interpellation à ce sujet, évoqué de nombreuses pistes de diversification : utilisation par des établissements scolaires proches, par des mouvements de jeunesse, les plaines sportives, des stages, des événements privés,…

Depuis lors, la task force a relevé des problèmes liés à l’infrastructure des bâtiments ou encore, des problèmes d’assurance qui freinent l’utilisation de ces sites en dehors de périodes scolaires. Depuis lors, des budgets ont-ils été débloqués, notamment, pour la réalisation de conciergeries ? L’administration a-t-elle pu, comme annoncé, comparer la gestion des centres pour voir présenter des « bonnes pratiques » dont d’autres pourraient s’inspirer, en tenant compte des spécificités des lieux ? Quels sont les freins qui se posent encore quand à l’utilisation plus efficiente des CDPA ?

Réponse :

M. André Flahaut, ministre du Budget, de la Fonction publique et de la Simplification administrative. – Pour commencer, le gouvernement et moi-même, nous sommes déterminés à faire en sorte que ces éléments du patrimoine de la Communauté française soient mieux utilisés par le public le plus large possible. Ces infrastructures existent grâce aux financements publics et nous devons veiller à ce que la grande majorité de la population puisse en bénéficier. Elles comportent de nombreux avantages, offrant tantôt la possibilité d’hébergement, tantôt de restauration. En outre, elles se trouvent souvent sur des sites touristiques remarquables permettant aux enfants de découvrir la nature ou d’organiser des activités intéressantes pour le développement de ceux-ci. Le groupe de travail, dont Didier Leturcq assure le bon fonctionnement, est une émanation du groupe de travail général sur les infrastructures. Il poursuit sa tâche, car un rapport doit être déposé le 7 juin 2018. Nous avons toutefois été plus loin. Par exemple, pour le centre d’Esneux, un audit comptable a été réalisé sur place. Nous avons pris une série de dispositions pour que ce centre soit opérationnel dès les vacances d’été, indépendamment des préoccupations des uns et des autres. Nous avons également décidé d’accélérer le processus pour la conciergerie située à Saint-Vaast.

Les moyens financiers existent bel et bien et sont prévus. Nous pouvons les employer pour doter La Louvière d’une conciergerie dans des locaux existants afin d’éviter les dégradations et le vandalisme et créer, accessoirement, un logement. Même scénario pour Esneux dont le bourgmestre a décidé de permettre l’ouverture du centre. Il a également été question de déménager le CDPA de Saint-Hubert. Au lieu de le reloger dans des infrastructures appartenant à la Régie des bâtiments et qui présentent un coût énergétique élevé, il a été décidé de l’installer dans l’athénée – vide – de Saint-Hubert. Il a également été question d’examiner la situation d’autres CDPA qui posent problème dans la mesure où ils sont composés de pavillons Reubsaets, Thibaut et Gilles (RTG). Or, qui dit RTG, dit problèmes potentiels d’amiante, même si l’amiante n’est dangereux qu’en cas de manipulation des panneaux. Donc la volonté exprimée en début de législature se traduit sur le terrain et a été réaffirmée à plusieurs occasions, notamment dans cette commission. Des actions ont été menées à différents endroits. J’ai cité Esneux, La Louvière, SaintHubert, mais je pourrais aussi citer Rochefort où il a été décidé de vendre une partie d’un château représentant un coût élevé et situé en dehors du centre. Les autres CDPA seront examinés pour savoir quels sont les investissements à réaliser pour les ouvrir le plus largement possible. Un petit bémol à signaler: la Région wallonne invoque le fait que les CDPA tomberaient sous le coup de la loi sur le tourisme. Nous sommes en train de démontrer que, jusqu’à présent, les CDPA sont ouverts à des activités qui ont un lien direct avec la jeunesse, l’enseignement et l’éducation, mais qui n’ont aucun rapport avec le tourisme. Nous avons dû prendre une série de dispositions et adopter des dérogations, car des associations de personnes handicapées qui réservaient depuis vingt ans des espaces pour leurs membres risquaient de se voir mettre dehors.

Mme Christie Morreale (PS). – Merci pour la persévérance dont vous faites preuve dans ce dossier. J’espère sincèrement que nous aboutirons à une solution bénéfique pour tous. Je note que des mesures ont été prises et que les résultats du groupe de travail seront connus le 7 juin. Cela me donnera de nouveaux éléments sur lesquels vous interroger dans quinze jours, à commencer par la levée des écueils pratiques empêchant l’élargissement et la création de synergies avec des autorités publiques locales ou des centres de jeunes. Bien d’autres possibilités s’offrent encore à la Fédération Wallonie-Bruxelles. En outre, si l’audit comptable, dont je n’ai pas reçu les résultats, permet une ouverture cet été, c’est une bonne chose. L’installation d’un CDPA dans un athénée vide est un bel exemple de synergie. À l’inverse, certaines écoles en zone orange, c’est-à-dire proches de la saturation, et situées à proximité de CDPA pourraient bénéficier de ce genre d’arrangement. Dans les établissements que je connais, des classes sont aménagées afin de pouvoir les accueillir. Il semblerait logique que de tels mécanismes soient utilisés au sein du réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Concernant la conciergerie, j’avais noté qu’à la suite d’une décision gouvernementale, vous aviez proposé de réaffecter une partie des fonds de réserve à des travaux permettant, notamment, l’ouverture de nouvelles conciergeries et la mise en conformité de bâtiments. J’en viens à votre réponse sur le tourisme. Vous relevez l’incident survenu, voici un an, au CDPA du Rond-Chêne: le centre était conforme pour accueillir des enfants dans le cadre d’un voyage de classe verte, mais il ne l’était pas pour accueillir des touristes, raison pour laquelle il a été fermé pendant un an. Cela montre la nécessité, pour la Communauté française et la Région, d’accorder leurs violons. L’objectif est de ne pas accabler ces sites avec des fermetures ou des travaux, afin que les écoles et les élèves puissent en disposer. Je vous donne rendez-vous dans quinze jours pour discuter des résultats du groupe de travail.