Christie Morreale | Comment modérer l’utilisation des smartphones en classe ?
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Comment modérer l’utilisation des smartphones en classe ?

Question écrite à Madame Schyns, Ministre en charge de l’enseignement ordinaire

Aujourd’hui, les smartphones sont présents dans les poches de la majorité de nos enfants. Les enseignants doivent donc faire face à ce phénomène qui s’impose à eux. Le débat s’invite sur la table et les avis semblent partagés.

Si, actuellement, l’utilisation du smartphone relève de l’autonomie pédagogique des établissements, Madame la Ministre considère-t-elle que des mesures spécifiques doivent être prises ou souhaite-t-elle laisser cette liberté aux directions ? Le Pacte pour un enseignement d’excellence se penche-t-il sur cette question ? Les enseignants ainsi que les équipes pédagogiques sont-ils actuellement formés pour prévenir et informer des dérives éventuelles liées à la généralisation de l’utilisation des smartphones ?

Réponse

En ce qui concerne l’utilisation du portable à l’école, les chefs d’établissement et/ou les Pouvoirs organisateurs sont autonomes dans le choix de la politique qu’ils souhaitent instaurer dans leur établissement.

L’utilisation des smartphones dans les établissements peut être justifiée dans le cadre d’activités définies dans les projets d’établissements propres à chaque établissement. Il convient de respecter la liberté pédagogique des établissements dans le cadre des dispositifs d’enseignement qu’ils développent et dans la manière dont ils intègrent le numérique.

Concernant les aspects liés au BYOD (en français, AVEC[1] Apportez votre équipement personnel de communication), mon collègue, Jean-Claude Marcourt, dans la cadre de la stratégie Digital Wallonia, a annoncé la mise en place de projets BYOD dans certains établissements pilotes de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il s’agit de l’appel à projets « connectivité » qui a permis de désigner 200 établissements pilotes. Cette initiative est en cours de réalisation et les premiers établissements seront équipés pour la rentrée prochaine. Elle nécessite une concertation avec les établissements participants afin d’aborder les questions relatives aux chartes d’usage, à l’équité, au matériel utilisé, au matériel disponible, etc. Une phase d’expérimentation est donc en cours et les conclusions viseront à ajuster les expériences futures.

Concernant la formation et l’accompagnement, les enseignants et les équipes pédagogiques ont accès à un panel de formations dispensées par l’Institut de Formation en cours de Carrière (IFC). La transition numérique fait d’ailleurs partie des thèmes et orientations de l’IFC dans le cadre de la confection de son catalogue de formation.

Cette année scolaire, des formations sont ainsi proposées dans ce domaine afin de répondre aux nécessités actuelles des enseignants, mais aussi de l’inspection. Le catalogue de formation de l’IFC peut être consulté sur leur site (www.ifc.cfwb.be).

Par ailleurs, le service du numérique éducatif du Ministère met à disposition des équipes éducatives un ensemble d’outils pédagogiques et de guides afin d’intégrer judicieusement le numérique dans les dispositifs d’enseignement. Ceux-ci sont disponibles via le site www.enseignement.be/tice.

Parmi ces guides, le Guide de prévention et de gestion des violences en milieu scolaire communique des points de repère précis aux écoles concernant les modalités d’utilisation du téléphone portable.

Parmi ces points de repère, il est conseillé de veiller à ce que le règlement d’ordre intérieur (ROI) de l’établissement scolaire précise clairement les modalités d’utilisation du GSM au sein de l’école et mentionne de quelle façon seront sanctionnés les élèves qui enfreignent cette règle.

La réalisation d’un guide de bonnes pratiques sur cette thématique devrait voir le jour dans le cadre des conclusionsde l’expérimentation (projet pilote « connectivité ») en partenariat avec la Région wallonne en cours.

Enfin, l’Avis n° 3 du Groupe central du Pacte pour un Enseignement d’excellence précise une série de recommandations sous l’objectif spécifique 1.6. « réussir la transition numérique » (p.93).

Pour des raisons d’équité, mais aussi de sécurité et d’organisation, la question du BYOD[2] ne fait pas consensus au sein des acteurs du Pacte.Il fera pour cette raison l’objet d’une attention particulière lors de l’opérationnalisation du Pacte.

 

 


[1] Acronyme fixé par la Commission générale de terminologie et de néologie (publié au Journal officiel en France, le 24/04/2013)

[2]BYOD : pratique qui consiste à utiliser ses équipements personnels dans un contexte professionnel (Bringyourowndevice – Amenez votre appareil personnel).