Christie Morreale | Faciliter l’accessibilité des services communaux pour les personnes handicapées
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Faciliter l’accessibilité des services communaux pour les personnes handicapées

Question écrite destinée à Madame la Ministre des Pouvoirs locaux, du Logement et des Infrastructures sportives

« Faciliter l’accessibilité des services communaux pour les personnes handicapées »

Depuis un peu plus d’un an, à travers son projet « Relais-Signe », Liège, en collaboration avec le Service d’Interprétation des Sourds de Wallonie, est la première ville wallonne à proposer un système interactif de traduction en langue des signes aux personnes malentendantes, en collaboration avec le Service d’Interprétation des Sourds de Wallonie (SISW).

D’après les chiffres communiqués par Madame la Ministre de l’Action sociale, le projet « Relais-Signe » rencontre un vif succès auprès des personnes sourdes puisque les données chiffrées sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, obtenues du SISW pour 2017, ouvrent des perspectives largement encourageantes :

– 5 250 appels d’interprétation à distance ont été recensés ;

– 130 personnes sourdes utilisent le service régulièrement ;

– Le service a été disponible durant 200 demi-journées, avec une moyenne de 26 appels par jour d’ouverture.

Madame la Ministre, l’utilisation de ce service par les administrations communales est une excellente initiative qui répond au besoin de transversalité dans la mise en place de l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap. Il est en effet de la responsabilité de chacun d’assurer l’accessibilité des services publics. Cela va d’ailleurs dans le sens de la Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées. Dès lors, ce projet pourrait-il être généralisé à l’ensemble des communes wallonnes ? Quels sont les liens, dans le cadre de ce projet, avec la DGO4 ?

Réponse

Le projet « Relais-Signe », développé par la Ville de Liège et en fonction depuis le 15 mai 2017, est un exemple encourageant et inspirant. Comme l’indiquait ma collègue Alda Greoli, en charge de l’Action sociale, il permet la communication entre les personnes sourdes qui pratiquent la langue des signes belge francophone et les agents communaux grâce à un système d’interprétation à distance par vidéophone via une connexion Internet. La personne sourde a un contact visuel avec l’interprète via une webcam, et l’interprète est en contact auditif avec l’agent communal grâce à un casque micro.

Ce projet mérite en effet d’être amplifié et développé dans d’autres communes afin de faciliter l’accès aux administrations communales des personnes en situation de handicap. Bien que ne souhaitant pas interférer dans l’autonomie des pouvoirs locaux à ce niveau, il me semble qu’une promotion de l’outil contribuerait certainement à répondre aux personnes concernées par ce handicap. Que l’honorable membre sache qu’il est difficile aujourd’hui, sans entreprendre une démarche qui pourrait apparaître comme discriminante, d’évaluer dans chaque commune le nombre de personnes susceptibles d’être concernées et de les informer de la mise en place d’un tel outil de communication au sein de leur administration communale. Aussi, je compte proposer à ma collègue en charge de l’Action sociale d’examiner, notamment avec l’AViQ et les associations représentatives des personnes sourdes ou mal entendantes, la possibilité de permettre aux pouvoirs locaux d’implémenter un tel système. La DGO5 (Action sociale et Intérieur) pourra également intégrer la réflexion. En agissant de la sorte, nous donnerons aux villes et communes wallonnes la possibilité d’adhérer à un projet qui a déjà fait ses preuves à Liège et dont les autres communes wallonnes ont beaucoup à apprendre.

À mon sens, il est réellement nécessaire que ce projet soit coconstruit sous les deux angles qu’il sous-tend : l’action sociale et les pouvoirs locaux, ce qui explique le rôle essentiel de la Ministre de l’Action sociale dans ce dossier.