Christie Morreale | Particules fines, quelles avancées dans les mesures de protection de la population ?
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Particules fines, quelles avancées dans les mesures de protection de la population ?

Question écrite à Monsieur le Ministre de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, du Bien-être animal et des Zonings

« Adaptation du plan « pic de pollution » »

La Wallonie s’est dotée, depuis 2008, d’un plan « Pic de pollution » visant à alerter la population en cas d’augmentations importantes et rapides des concentrations de poussières dans l’air.

Interrogé à ce sujet en mai 2018, vous m’annonciez que ce plan était en cours d’adaptation, comme cela est d’ailleurs prévu dans le plan « Air-Climat-Energie », afin de renforcer les mesures de protection de la population. Pouvez-vous nous informer des avancées en la matière ?

Dans le cadre de ces modifications, entendez-vous intégrer dans le déclenchement des phases du plan les concentrations de particules les plus fines, à savoir les PM2.5 ?

Réponse

L’adaptation du plan d’action en cas de pic de pollution par les particules fines est effectivement en cours avec en particulier les nouvelles mesures prévues dans le cadre du futur décret relatif à la lutte contre la pollution atmosphérique liée à la circulation des véhicules. Ce dossier se trouve maintenant sur la table du Parlement et prévoit dans son article 8 de nouvelles dispositions en cas de pic de pollution.
En 2018, les Régions ont évalué en concertation avec la Cellule interrégionale de l’environnement (CELINE) la pertinence d’inclure les PM2,5 dans le protocole de coordination interrégionale en cas de pic de pollution.

En effet depuis déjà longtemps, les études d’impact santé portent sur la fraction PM2,5 et non sur les PM10. Sur base des modélisations de la cellule CELINE, la pollution aux particules fines (PM2,5) est responsable d’environ 6.800 (limite supérieure 9.100, limite inférieure 4.400) décès prématurés annuellement en Belgique. Une étude récente de Sciensano a mis en évidence qu’en hiver (entre novembre et février), une augmentation de particules fines (PM2.5) accroît le risque de mortalité respiratoire dans les jours qui suivent les pics, non seulement pour les groupes à risques, mais aussi pour l’ensemble de la population, et dans des proportions qui varient en fonction des tranches d’âge.

Étant donné que la fraction PM2,5 est plus nocive pour la santé que l’ensemble des PM10, le comité de coordination de la cellule CELINE a jugé opportun d’intégrer cette fraction dans le protocole interrégional. Un projet de protocole amendé et incluant le polluant PM2,5 sera prochainement transmis par la cellule CELINE à la Conférence interministérielle de l’environnement pour approbation.