« Les rues scolaires », y aura-t-il un budget prévu pour les aménagements ?

Question écrite à Monsieur le Ministre Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal

« Les rues scolaires »

Récemment, la notion de « rue scolaire » est apparue dans le Code la Route. Dans les rues scolaires, la voie publique est réservée aux piétons et aux cyclistes. Seules quelques voitures sont autorisées à passer dans ces rues, au pas. Les conducteurs sont également tenus de céder le passage aux piétons et aux cyclistes, de leur céder la priorité et, au besoin, de s’arrêter.

Si toutes les rues ne s’y prêtent pas, certaines routes de transit sans alternative ne peuvent être coupées à la circulation automobile, il y a bien des cas où la solution est envisageable. Pour motiver ses 19 communes, la Région bruxelloise va dégager un budget d’un million d’euros pour aider à la mise en place de rues scolaires sur son territoire. Monsieur le Ministre, qu’en est-il en Wallonie ? S’il s’agit évidemment d’une mesure de sécurisation, elle est également nécessaire d’un point de vue sanitaire puisque nos écoles sont fortement impactées par le rejet de CO2 provenant des gaz d’échappements. Dès lors, comment soutenez-vous les gestionnaires de voiries qui souhaitent investir pour aménager les proximités des écoles ?

Réponse

Le principe de fermer une rue à la circulation motorisée et de la réserver à la circulation des piétons et des vélos existe déjà depuis longtemps et s’appelle une zone piétonne.

Une zone piétonne peut-être permanente, 7 jours sur 7, 24 h sur 24, mais peut aussi être limitée à certains jours ou certaines heures.

De par leur fonction d’accueillir un trafic important, le principe d’une fermeture à la circulation ne convient pas aux voiries régionales.

Pour les voiries communales, l’instauration des zones piétonnes (ou rues scolaires) relève de la décision de la commune et donc revient à charge de la commune.

Si, en tant que Ministre régional, je suis favorable au développement des zones piétonnes variables ou permanentes aux abords des écoles, il ne me revient pas de prendre en charge les frais de signalisation relevant aux communes, gestionnaires des voiries communales.

À ma connaissance et pour information, il existe plus de 3 000 écoles le long des voiries communales en Wallonie.

Les conseillers régionaux en signalisation et sécurité routière sont naturellement à disposition des communes pour les conseiller et les orienter en vue d’améliorer la mobilité et la sécurité routière aux abords des écoles et plus généralement, sur l’ensemble du réseau de voies publiques.

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