Christie Morreale | Mieux connaitre les contraceptifs pour mieux se protéger!
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Mieux connaitre les contraceptifs pour mieux se protéger!

Question écrite destinée à Madame la Ministre du droit des femmes

 

Selon une enquête parue ce mercredi 29 juin dans la presse écrite, la pilule du lendemain serait mal comprise et mal utilisée : une femme sur quatre pense qu’il s’agit d’une pilule abortive et près d’une femme sur deux avoue ne pas comprendre son fonctionnement.

Je me permets donc de vous interroger sur ce sujet, en lien avec les recommandations émises par le Sénat, dans le cadre du rapport Pékin+20, présenté il y a plusieurs mois au sein de la commission de la Jeunesse, des Droits des femmes et de l’égalité des chances.

Cette recommandation affirmait qu’« un travail est nécessaire auprès des jeunes femmes quant à la connaissance des différentes sortes de contraception et à la vie sexuelle en général. Il est vrai que la législation décrétale définit des socles de compétences clairs en matière d’éducation à la vie sexuelle et affective et de procréation. Néanmoins, dans la pratique, le bilan de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle est mitigé et varie non seulement d’une école à une autre mais aussi d’une entité fédérée à une autre. »

Je suis pourtant persuadée que garantir l’accès à l’information relative à la contraception en général relève du combat pour l’émancipation de la femme. Dès lors, en tant que Ministre du Droits des femmes, quelles sont les actions déjà menées qui permettent de garantir ce droit à l’information ? Des mesures stratégiques sont-elles envisagées ? Quels sont encore nos manquements ?

Enfin, nous connaissons l’importance du cours d’EVRAS afin que nos adolescents comprennent mieux la contraception. Dès lors, quel bilan portez-vous sur la transmission de cette information dans le cadre du cours d’EVRAS ?

Comment pouvons-nous, sur base des constats évoqués par l’étude améliorer concrètement la connaissance des jeunes femmes sur les méthodes de contraception des jeunes filles ?

Réponse

Madame la Députée,

L’accès de toutes à la contraception est une réponse aux revendications féministes relatives aux droits des femmes à disposer de leurs propres corps et a marqué un tournant dans l’émancipation sociale, politique et professionnelle des femmes. Cet affranchissement a également permis aux femmes de penser leur vie et leur sexualité au-delà du prisme de la reproduction. C’est un pilier des droits fondamentaux des femmes.

Dès lors, je suis particulièrement attachée à ce qu’une information sur les différents modes de contraception soit dispensée de manière systématique à l’ensemble des jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles, quelques soient leur sexe.

Le but est d’accroître les aptitudes des jeunes à opérer des choix éclairés favorisant l’épanouissement de leur vie relationnelle, affective et sexuelle et le respect de soi et des autres.

Pour atteindre cet objectif, un protocole d’accord relatif à la généralisation de l’Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) en milieu scolaire a été mis en place entre la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Région wallonne et la Commission Communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale, en juin 2013. Celui-ci est actuellement en cours d’évaluation et doit être revu, notamment, au regard de la Déclaration de Politique Communautaire 2014-2019 et des difficultés récemment évoquées au sein de votre assemblée. Dans l’ensemble des modules EVRAS qui sont actuellement dispensés, la contraception et les différentes méthodes pour y avoir recours doivent être abordées avec les élèves.

En ce qui concerne mes compétences de ministre de l’Egalité des Chances et des Droits des Femmes, j’ai identifié une série d’actions en partenariat avec la ministre de l’Enseignement qui sont inscrites dans le Plan anti-discrimination voté par le gouvernement ce 17 décembre dernier.

Il s’agit par exemple d’encourager les services d’inspection à prendre en compte la question de l’EVRAS.