Christie Morreale | Néonicotinoïdes, doit-on redouter un prolongement des dérogations ?
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Néonicotinoïdes, doit-on redouter un prolongement des dérogations ?

Question orale destinée à le Ministre de l’Agriculture, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité, du Tourisme, du Patrimoine et délégué à la Grande Région

« Dérogation à l’interdiction européenne d’usage des néonicotinoïdes »

Nous avons déjà eu l’occasion, dans le cadre d’une question d’actualité, de discuter des dérogations introduites par le Ministre Ducarme pour permettre de continuer à utiliser du thiaméthoxame.

Depuis plusieurs années maintenant, la Wallonie met en place des programmes de réduction des pesticides, notamment à travers le Plan Wallon de Réduction des pesticides : pourquoi dès lors, permettre l’utilisation de molécules qui seront interdites dans la majorité des pays européens dès le 1er janvier 2019 ?  Savez-vous pour combien de temps ces dérogations vont-elles courir ? Doit-on redouter qu’elles soient encore prolongées après les 120 jours actuellement évoqués ?

Pendant des mois, certains groupes politiques du Parlement de Wallonie ont refusé d’avancer sur ce dossier, arguant que nous ne pouvions être les seuls à interdire ces molécules, que cela allait créer une « distorsion ». Aujourd’hui, nous sommes un des derniers pays à les autoriser. Je me demande réellement où est la cohérence dans ce dossier ?

Vous m’affirmiez également que la demande de dérogation, introduite par l’IRBAB, a été soutenue par le Ministre fédéral et le Ministre flamand alors que vous y opposiez : comment se fait-il dès lors, que ces molécules soient encore autorisées en Région wallonne ? Pourquoi le Ministre fédéral n’a-t-il pas tenu compte de votre avis en la matière ?

6 dérogations sont actuellement déposées par le SPF Santé Publique. Monsieur le Ministre, le contrôle de cette utilisation est une compétence qui vous revient. Pouvez-vous donc nous préciser comment celle-ci va se dérouler ? Qui sera chargé de s’assurer que l’utilisation respectera les critères mis en place ? Quels sont ces critères ?

La recherche d’alternative est également une de vos prérogatives. Vous m’annonciez que plusieurs partenaires rassemblaient leurs compétences dans le cadre du projet Interreg Smartbiocontrol afin de les mettre au service de la découverte de nouvelles biomolécules, celles-ci appartenant essentiellement à la famille des lipopeptides. La Wallonie participe également à des programmes européens de recherche, tel le programme ERANET C-IPM, relatif à l’étude prévisionnelle du comportement du taupin dans la couche arable du sol en vue du développement de la lutte intégrée contre ce ravageur. Pouvez-vous faire le point sur la recherche d’alternatives ?

 

Eléments de réponse :

–          Interdiction de ces molécules est à l’ordre du jour depuis 2013 ! Pourquoi des alternatives n’ont-elles donc pas été mises sur pied dès lors ? Plutôt que de chercher des alternatives, la Belgique préfère demander des dérogations pour continuer à utiliser des molécules, que l’on reconnait par ailleurs comme particulièrement nocives.