Christie Morreale | Questions parlementaires
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Métiers: il faut changer les mentalités!

Question à Madame Isabelle Simonis, ministre de l’Egalité des chances

 

Depuis 2012, une action de sensibilisation liée aux stéréotypes dans les métiers est proposée dans diverses écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, tous réseaux confondus. Le « Girls day and boys day » permet aux enfants du 1er et 2ième degré secondaire de rencontrer des femmes et des hommes exerçant des métiers majoritairement occupés par un genre. Ce projet se déroule en deux temps : des animations en classe sont prévues tout au long de l’année et des rencontres entre des professionnels et les élèves sont organisées. Cette année, celles-ci sont programmées du 30 mars au 3 avril 2015.

L’objectif est de démonter les stéréotypes de genre afin que les enfants choisissent leur orientation en fonction de leur intérêt personnel et de leurs compétences. Nous savons tous combien cette question est importante : pour bien exercer son métier, il faut d’abord l’aimer.

Madame la Ministre, aujourd’hui encore plus qu’hier, nous sommes conscients que certaines options ou orientations sont excessivement genrées… Si l’on retrouve beaucoup de garçons dans les filières liées à la mécanique, à la construction,… beaucoup de jeunes filles se tournent vers des métiers dits « féminins » dans le secteur non-marchand, l’éducation ou la petite enfance.

Pour l’année 2012-2013, l’ONEM dressait une liste de métiers considérés en pénurie[1]. Malheureusement, nous ne pouvons que constater, encore une fois, un désintérêt de la part des filles pour ces métiers. Citons par exemple :

–      les métiers liés à l’informatique, 16% de filles

–      les métiers liés à l’électronique, 2% de filles

A l’inverse, certains domaines semblent « réservés » aux filles puisque dans :

–      l’enseignement fondamental, il n’y a plus que 16% d’instituteurs

–      le domaine de la petite enfance, où l’on ne retrouve que 2% de garçons

De plus, chaque année, le Forem dresse une liste des métiers d’avenir. De nouveau, ceux-ci sont majoritairement occupés par des hommes.

Madame la Minsitre, afin de pouvoir mesurer l’ampleur du phénomène, des études récentes mettant en corrélation le genre et les options choisies existent-elles dans le secondaire ? Comment entendez-vous lutter contre ce phénomène ? Quels outils de déconstruction des stéréotypes souhaitez-vous mobiliser ?

Enfin, concernant ce projet très intéressant « Girls day and boys day », quelles sont les évaluations relatives à celui-ci ? Quel est le retour des participants ? Combien d’enseignants y participent chaque année ? Comment pouvons-nous augmenter la participation des enseignants et des élèves de manière conséquente ?

 

Réponse de la ministre

 

L’Assemblée pour les droits des femmes, « Alter Egales », qui s’est réunie pour la première fois le 5 décembre dernier, a choisi la thématique du droit à l’égalité au travail comme priorité pour 2015.

 

Ma note d’orientation politique « Egalité hommes-femmes 2014-2019 », adoptée le 19 novembre dernier par le Gouvernement, comporte 34 mesures en faveur de l’égalité hommes-femmes dans l’ensemble des compétences du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Parmi ces mesures, certaines traitent de la ségrégation de genre dans le choix des études et dans l’exercice de certaines professions. Pour y remédier, il faut sensibiliser les jeunes aux stéréotypes de genre associés aux filières d’études ou aux métiers,  promouvoir des études et des carrières scientifiques auprès des étudiantes ou encore sensibiliser des enseignants aux questions de genre dans le cadre de leur formation sont quelques exemples de projets concrets à entreprendre dans le cadre de ce chantier.

 

En effet, en la matière, les chiffres interpellent :

  • Les 10 métiers les plus mal payés en Belgique sont majoritairement des métiers dits « féminins » : coiffeuse, esthéticienne, aides de ménage, caissières, vendeuses, métiers de l’habillement.
  • Parmi les 10 métiers les mieux payés, on retrouve des métiers traditionnellement exercés par les hommes : directeur de société, cadre dans la vente, mathématicien, ingénieur, physicien, gérant de commerce.
  • 2% de femmes travaillent dans l’électronique et 2% des garçons sont puériculteurs
  • Moins de 1% des filles conduisent des véhicules de chantiers
  • 11% des garçons sont infirmiers
  • 10% de filles ingénieures
  • En 2010, l’écart salarial entre les femmes et les hommes était toujours de 25%.

 

Afin d’expliquer les choix d’option stéréotypés des filles, alors que statistiquement, elles réussissent mieux à l’école que les garçons, la Direction de l’Egalité des Chances a financé sept projets en 2008. Parmi ces études, deux sont des recherches–actions, cinq sont qualitatives, dont trois intègrent une approche quantitative.

 

Plusieurs constats ont pu être faits suite à ces recherches. Ils sont synthétisés dans la revue trimestrielle Faits et Gestes n°33 « Filles-garçons, égaux dans l’enseignement? ». Suite à ces études préparatoires et aux recommandations, différents projets ont pu voir le jour.

 

Pour favoriser l’égalité entre filles et garçons dans les pratiques pédagogiques, mon département, en 2009, en collaboration avec l’Enseignement à Distance, a mis en ligne la première version du module de formation initiale et continuée des enseignant-e-s à l’égalité des filles et des garçons dans le système éducatif. Il s’agit du Module « filles-garçons, une même école ». Je vous invite à découvrir cet outil pédagogique très didactique qui est accessible sur le site de l’administration de l’égalité des chances. Je ne manquerai pas prochainement de prévoir une évaluation de celui-ci et de proposer une promotion de l’outil pour les années à venir.

 

Par ailleurs, afin de sensibiliser les jeunes à l’importance du choix de leur orientation, nous soutenons le projet « Girls day, Boys day » qui est organisé pour la troisième année consécutive dans les 5 provinces francophones et pour la deuxième année à Bruxelles. Ce projet vise à sensibiliser les élèves et les enseignant-e-s aux stéréotypes dans les choix d’orientation scolaire et professionnelle. Dans ce cadre, des animations dans les classes ainsi que des rencontres avec des professionnel-le-s exerçant un métier atypique sont proposées aux élèves. Ce projet est organisé en collaboration avec les coordinations provinciales égalité des chances.

 

Par ailleurs, j’ai pu participer dernièrement à la visite du site d’ARCEO, entreprise spécialisée dans la sidérurgie de pointe, qui a permis aux jeunes d’une école liégeoise de rencontrer et d’échanger avec une opératrice de production, seule femme dans un monde traditionnellement masculin. J’ai pu observer l’intérêt que ce type de projet suscite auprès des jeunes.

 

En ce qui concerne l’évaluation de ce projet, je vous livre les résultats dégagés. En 2013, plus de 50 classes ont participé au projet Girls Day, Boys Day, soit 737 élèves dans les quatre provinces participantes.

 

L’évaluation réalisée auprès des parents, des élèves, des enseignant-e-s et des partenaires du projet met en évidence une perception très positive du projet.

 

Un tiers des élèves interrogés n’était pas familier aux thèmes abordés pendant les animations, les stéréotypes, le sexisme, d’où l’intérêt de ce type d’animation. De plus, avant de participer au projet Girls day, Boys day, 250 élèves sur les 429 ayant participé à l’évaluation ne connaissaient pas de professionnel-le-s exerçant un métier atypique pour son sexe. Au terme du projet, 82% des participant-e-s pensent qu’il n’y a pas des secteurs réservés aux femmes ou aux hommes.

 

Pour 24% des parents interrogés, il s’agissait d’une belle rencontre avec les entreprises. Pour 62%, c’est un projet qui permet de réduire les préjugés sur les métiers. De plus, ils sont 67% à affirmer que ce projet leur a fait découvrir des métiers atypiques et 62% que ce projet leur a permis de discuter avec leur enfant des stéréotypes et préjugés dans les choix d’orientation scolaire et professionnelle.

De manière générale, à plus de 80%, les enseignant-e-s interrogé-e-s ont trouvé le projet bien organisé et adapté au public cible. Ils ont dans l’ensemble trouvé les élèves enthousiastes quant au projet et pensent que l’expérience devrait être renouvelée. Ils sont par ailleurs nombreux à dire qu’ils vont faire la promotion du projet autour d’eux.

Pour conclure, je suis convaincue du bien-fondé de ce type d’expérience pour l’ensemble des acteurs de l’école, les enseignants, les élèves mais aussi les entreprises et les professionnels de l’orientation.

 

Réplique de Christie Morreale

 

En la matière, il y a encore des freins à franchir. Il faut changer les mentalités. C’est notamment le rôle des parents, qu’il faut encourager à ne pas se limiter à offrir aux enfants, aux occasions, des jeux pour materner et faire le ménage pour les filles ou pour bricoler pour les garçons. Cela passe aussi par une sensibilisation via les CPMS (Centres Psycho Médico Sociaux) qui orientent les étudiants durant leur cursus.

Par ailleurs, la question des stéréotypes pourrait être un sujet sur lequel travailler durant la conférence internationale Pekin + 20


[1] http://onem.be/D_Documentation/Publications/Brochures/_Folders/Penurie/FolderFR.pdf

 

Mobilité douce: placement de panneaux B22 et B23

Question de la députée Christie Morreale à Maxime Prévot, ministre wallon des Travaux publics; de la Santé; de l’Action sociale et du Patrimoine

Nous connaissons tous l’importance d’encourager au maximum l’utilisation du vélo: il s’agit là d’un des enjeux face auxquels les pouvoirs publics sont confrontés. Pour cela, nous devons repenser notre mobilité en y incluant les deux roues. Financer le développement du réseau Ravel est évidemment un geste positif. 

Je souhaite cependant revenir sur une problématique qui a déjà fait l’objet de plusieurs interventions, sans qu’une solution se soit dégagée.

Une solution permettant d’augmenter la part modale des vélos est l’utilisation des panneaux de signalisation B22 et B23. Longtemps interdite, leur utilisation a été légalisée par la loi du 28 décembre 2011 (entrée en vigueur en février 2012, l’incertitude juridique sur la primauté des signaux lumineux de circulation a été levée par la loi du 15 août 2012). À la suite de l’introduction de ces panneaux, les cyclistes peuvent désormais, dans des circonstances déterminées, tourner à droite ou continuer tout droit lorsque le feu est rouge ou orange. Ce qui représente, pour l’usager, un gain de temps.

Alors que ces panneaux sont utilisés en Flandre et à Bruxelles (plus de 100 panneaux à Bruxelles et 2.500 carrefours en France !), la Région wallonne reste la seule entité du pays à ne pas s’en être dotée. Malgré l’avis favorable de l’IBSR, du Conseil Supérieur wallon pour la sécurité routière, du GRACQ Wallonie et la confirmation, à Bruxelles, de l’utilité de cette signalisation, il me semble que nous restons dans une période d’attente.

Questionné à ce sujet le 20 janvier 2014, M. Di Antonio, en tant que ministre des Travaux publics, annonçait que : « des carrefours susceptibles d’être équipés d’un tel dispositif ont (?) été identifiés par cette administration et cela parmi les 600 carrefours à feux du réseau routier régional. Les autorités locales concernées par ces carrefours seront consultées avant d’envisager d’y lancer des expériences pilotes ».

Depuis plusieurs mois déjà, la DGO1 semble avoir identifié une septantaine de carrefours qui pourraient potentiellement être équipés de ces panneaux. Récemment, le premier panneau a vu le jour en Wallonie mais c’est la commune d’Ottignies qui l’a installé. Ce sont donc, pour l’instant, les communes qui prennent l’initiative même si celles-ci dépendent également du SPW pour les réglementations complémentaires de police.

Quand pourrons-nous voir ces premiers panneaux installés sur nos routes régionales ? Quels carrefours en seront équipés ?

Cette solution répondant à des critères de sécurité essentiels, se révélant utile et peu coûteuse, il me semble nécessaire de permettre et d’accélérer toutes les initiatives allant dans le sens d’une installation de ces panneaux.

 

Réponse du ministre:

Une première série de panneaux B22 et B23 sera installée début 2015 à une soixantaine de carrefours à feux en Wallonie. 

D’autres pourraient suivre par après lors de la réalisation de nouveaux aménagements cyclables.

 

Le ministre Marcourt rassure les entreprises d’insertion sociale

La députée Christie Morreale a interrogé le ministre Jean-Claude Marcourt, ce mercredi, en séance plénière du Parlement wallon suite au rapport d’audit de la Cour des comptes sur les subventions octroyées aux entreprises d’insertion sociale. Ce rapport, assez sévère, évoquait des subsides illégalement versés, des subventions excédentaires dû au cumul des aides régionales et fédérales ainsi qu’un agrément arbitraire. Etonnée par la teneur de ce rapport, la députée a souhaité savoir si les reproches formulés étaient réels et a ainsi demandé des éclaircissements sur la genèse de ce dossier.

Le ministre Marcourt a contesté l’analyse de la Cour des comptes, assurant que le décret de 2012 a contribué à la régularisation du secteur des entreprises d’insertion sociale. Il a précisé que ce décret avait eu pour effet de réduire le nombre d’entreprises demandant l’agrément, notamment en raison de fusions, mais pas de diminuer le nombre de travailleurs. Et le ministre d’ajouter qu’il a l’intention, dans le cadre de la réforme de l’Etat, de soumettre une proposition de décret en vue de régionaliser l’ensemble du secteur.

La députée s’est montrée rassurée par la réponse du ministre sachant que l’on compte en Wallonie une centaine d’entreprises d’insertion sociale qui constituent une valeur ajoutée sur le plan du développement économique. « Il est aussi important de rassurer ce secteur qui permet de (re)mettre à l’emploi des personnes peu qualifiées, de les former en vue de les ouvrir à d’autres perspectives d’emploi et qui offre une certaine qualité de vie grâce à des contrats à durée indéterminée », a-t-elle souligné.

Bientôt une issue dans le dossier des inspecteurs ?

Ce mardi, en commission de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la députée socialiste Christie Morreale a, à nouveau, interrogé la ministre de l’Éducation ; de la Culture et de l’Enfance, Joëlle Milquet, au sujet de la situation des inspecteurs, dossier rendu encore plus complexe depuis l’organisation de l’épreuve de sélection en mai 2013. En effet, entre les inspecteurs non-nommés faisant fonction depuis des années, mais ayant échoué, et les enseignants ayant réussi ladite épreuve mais n’ayant pu honorer leur mandat d’inspecteur que quelques jours suite aux recours introduits par les premiers, de vives tensions ont rapidement éclos dans le secteur. Aujourd’hui, les résultats ayant été annulés par le Conseil d’Etat, la situation, sur le terrain, mérite de trouver une solution qui permette apaisement et stabilité.

 

A plusieurs reprises, Christie Morreale a interrogé la ministre pour connaître l’état d‘avancement du dossier des inspecteurs. Joëlle Milquet a d’abord répondu que des pistes seraient dévoilées après les congés de la Toussaint puis, dans un deuxième temps, avant la fin de l’année. En ce début d’année 2015, le service de l’inspection ne bénéficie toujours pas d’une stabilité bien nécessaire. Cette situation problématique ayant assez duré, la députée a souhaité savoir si une solution se dégageait suite aux différentes rencontres avec les intéressés.

 

Ce mardi en commission, la ministre a répondu que le dossier était sur le point de trouver une issue, qu’elle annonce pour fin janvier. « Les deux parties ont été associées et ont donné leur avis. Des pistes ont été testées afin d’aboutir à une solution consensuelle. Oui, une solution de stabilisation se dégage mais il reste à préciser quelques éléments sur le plan juridique », a précisé Joëlle Milquet, qui a ajouté qu’elle souhaitait profiter des changements qui interviendraient au niveau du décret pour faire évoluer les missions des inspecteurs en matière de formation, d’encadrement…

 

Le plan d’investissement du RAVeL: quid de notre commune?

Question écrite de Christie Morreale à Monsieur Maxime Prévot, Ministre des travaux publics

 

Nous savons maintenant depuis quelques jours que les budgets alloués au réseau Ravel s’élève, pour l’année 2015, à 5,5 millions d’euros. Nous ne pouvons évidemment que nous réjouir de cette décision, le RAVeL constituant un véritable maillage des itinéraires cyclistes.

Dans un article paru dans la presse, une liste de projets prioritaires était présentée. Deux types de travaux sont annoncés :

– L’aménagement de nouveaux tronçons ;

– L’aménagement des chaînons manquants, tronçons qui doivent être terminés. Ces chantiers sont prioritaires, s’inscrivant dans le schéma directeur cyclable pour la Wallonie.

Pourriez-vous m’indiquer l’ensemble des chantiers qui sont concernés par ce nouvel plan d’investissement ?

Le 11 février de cette année, votre prédécesseur Monsieur Di Antonio dénombrait  140 km de Pré-Ravel sur l’ensemble de notre réseau régional et 250 km de chaînons de liaison. Dès lors, à travers ces différents projets, combien de kilomètres seront aménagés ?

Je me permets également d’attirer votre attention sur différents projets, essentiels pour le développement du RAVeL et sa valorisation à travers notamment des centres touristiques importants. En effet, la liste des priorités relayée via la presse mentionne l’aménagement du RAVeL de l’Ourthe à travers les chaînons manquants de Combain-au-Pont, Hamoir, Bomal, Hotton et La Roche. Sur ce même RAVel, il existe deux chaînons de liaison de 1,1km chacun : entre Tilff et Esneux, ainsi que dans le centre même d’Esneux. Pourriez-vous faire le point sur ce projet ? Ces deux chaînons seront-ils également concernés dans une volonté d’aménagement global de la ligne ?

D’avance, je vous remercie pour vos réponses,

 

Réponse de Maxime Prévot

Le RAVeL constitue l’épine dorsale du réseau cyclable de Wallonie. Toutefois de nombreuses lignes ou liaisons sont encore à aménager. Mon objectif prioritaire pour les 5 prochaines années est l’aménagement des chainons manquants du réseau.

Il s’agit d’une part, de l’aménagement de courts tronçons manquants sur des sections existantes du RAVeL :

– ligne 98A à Honnelles : aménagement du dernier tronçon jusqu’en gare d’Autreppe;
– ligne 98C à Frameries : aménagement de la traversée du Pass;
– ligne 108 : liaison entre la fin du RAVeL et la Sambre à Erquelinnes;
– ligne 109 : liaison entre la fin du RAVeL et la Sambre à Lobbes;
– liaison entre l’Ourthe à Chênée et la Ligne 38 à Vaux-sous-Chèvremont;
– ligne 38 : liaison entre la Gare de Hombourg et le pré-RAVeL en direction de Plombières;
– ligne 45 : liaison entre la fin du RAVeL et le centre de Trois-Ponts;
– ligne 163 : liaison entre la fin du RAVeL et la gare de Gouvy;
– RAVeL de Meuse : aménagement du RAVeL en rive droite entre la Rue Nicolas Jadot à Ahin et le Pont Baudouin à Huy;
– liaison entre la Ligne 127 à Huccorgne et le RAVeL de Meuse à Huy;
– liaison entre la Ligne 126 à Régissa (Marchin) et le RAVeL de Meuse à Huy.

D’autre part, de chaînons manquants permettant de développer des itinéraires cyclables de longue distance, notamment en lien avec les réseaux européens de voies vertes :

– ligne 156 : entre Chimay et Mariembourg;
– ligne 154 : entre Anseremme et Waulsort;
– lignes 163 et 618 : entre Bastogne et Martelange;
– ligne 109A : entre Estinnes et Mons;
– RAVeL de Meuse : entre Ombret et le Pont d’Engis;
– RAVeL de l’Ourthe : plusieurs chaînons manquants entre Comblain-la-Tour, Hamoir et Bomal, et entre Hotton et La-Roche-en-Ardenne

L’ensemble du plan RAVeL concerne près de 300 km de voies vertes.

Concernant le RAVeL de l’Ourthe entre Tilff et Esneux, sur le tronçon Hony-Fêchereux le permis d’urbanisme fut refusé pour l‘aménagement du RAVeL directement en bordure de l’Ourthe. Vu les oppositions rencontrées, dont celle de la commune, la traversée du village de Hony qui se fait via une liaison sur les voiries locales à faible trafic sera pérennisée.

Pour ce qui est de la traversée du centre d’Esneux, le projet de réaménagement porté par la Commune dans le cadre du Plan communal de développement de la ruralité (PCDR) prévoit notamment une réorganisation de la circulation et un réaménagement des voiries y compris le parcours du RAVeL.

 

Favoriser l’accès aux nouvelles technologies dans les internats permanents

 

Mme Morreale (PS). – Monsieur le Ministre, l’usage des technologies de l’informatique et de la communication est encouragé et occupe un rôle particulier d’auxiliaire pour l’apprentissage et d’instrument de communication des enseignants. Ils sont des outils essentiels dans le cadre de l’éducation des jeunes, s’inscrivant dans une formation moderne et adaptée aux nouvelles réalités.

Les TIC offrent des avantages à différents niveaux : ils facilitent les apprentissages, mais sont aussi plus interactifs, permettant à chacun de construire leur propre savoir dans une optique de pédagogie plus active.

Grâce au projet « École numérique », de plus en plus d’élèves ont accès aux ordinateurs dans leurs établissements scolaires. Même si les TICE ne se limitent pas aux ordinateurs, il s’agit d’instruments de références et de recherches très utiles. Ils nécessitent cependant d’adapter les apprentissages : les enfants sont quotidiennement confrontés à ces technologies, sans y être réellement préparés. Les formations dans ce domaine sont-elles assez nombreuses ?

Convaincu de l’utilité d’un tel projet, je ne peux que constater qu’un certain nombre d’internats semblent encore être relativement exclus du projet : les écoles primaires et secondaires sont largement encouragées dans leur démarche d’équipement, mais cette possibilité ne serait apparemment pas laissée aux internats, c’est ce que le secteur me renvoie.

Pourrions-nous envisager qu’un tel projet soit élargi aux internats avec des aménagements qui leur sont propres ?

Il me semble essentiel, pour le développement des enfants et en tant que soutien scolaire à leurs travaux, que ceux-ci puissent accéder aux ordinateurs.

M. le Président. – La parole est à M. le Ministre Marcourt.

M. Marcourt, Ministre de l’Économie, de l’Industrie, de l’Innovation et du Numérique. – Madame la Députée, conscient de l’importance des TIC et de la valeur ajoutée qu’ils peuvent apporter dans l’enseignement, j’ai mis en œuvre le plan Cyberclasse qui a permis d’atteindre la norme d’un ordinateur pour un maximum de 15 élèves.

Par la suite, j’ai initié et concrétisé le plan École numérique qui vise notamment à renforcer davantage l’usage des TIC dans l’approche pédagogique tout au long du cursus éducatif.

Les trois appels à projets lancés dans le cadre d’école numérique ont permis de concrétiser 300 projets pédagogiques portant sur l’utilisation innovante des TIC dans l’enseignement.

Je souligne que ces appels à projets s’adressaient à toutes les écoles de l’enseignement maternel, primaire, secondaire, ordinaire et spécialisé, de l’enseignement de promotion sociale et de l’enseignement supérieur pour la catégorie pédagogique. Dès lors, un internat entrant dans ces critères pouvait très bien introduire un projet pédagogique.

En ce qui concerne les formations pour adapter les apprentissages, des conseillers pédagogiques, dédicacés au plan École numérique et financés par les pouvoirs publics, aident les établissements lauréats à évaluer, à faire évoluer et à réguler leur projet d’utilisation des TIC dans l’approche pédagogique. Ils contribuent à fluidifier la communication et le partage d’expertise entre les projets pour, notamment, favoriser les usages alternatifs ou prolonger les expériences menées.

En outre, pour les établissements de l’enseignement obligatoire, quatre heures NTPP, c’est-à-dire le Nombre Total de Périodes Professeurs, sont octroyées pour soutenir l’expérimentation. Toutefois, je suis tout à fait conscient qu’une intensification des TICE dans l’enseignement doit s’accompagner d’une formation plus soutenue tant des enseignants que des élèves et c’est pour moi un critère indispensable.

Enfin, un groupe de travail composé d’experts provenant des différents cabinets et des organismes concernés se réunira début janvier pour examiner comment poursuivre de manière la plus efficiente possible le projet « École numérique ».

Je ne manquerai pas de rappeler que les internats peuvent introduire des dossiers.

M. le Président. – La parole est à Mme Morreale.

Mme Morreale (PS). – Je remercie le ministre à la fois pour l’intérêt qu’il va porter et portera aux internats, puisqu’effectivement, ceux que j’ai rencontrés n’étaient pas au courant du projet. Par contre, les écoles qui ont disposé de matériel informatique sont particulièrement contentes. Une seule école m’a fait la demande de pouvoir être formée parce que certains instituteurs n’étaient pas eux-mêmes tout à fait formés et aptes à transmettre l’information.

 

Cette version n’engage ni le Parlement wallon ni les orateurs

Je suis ravie que ce groupe de travail puisse poursuivre la réflexion et arriver à de nouveaux développements.

 

Transport interne pour les internats permanents: la situation se normalise

QUESTION ORALE de Madame la Députée Christie MORREALE à Monsieur Di Antonio, Ministre régional en charge de la Mobilité


 

 

Sur les modalités du transport scolaire pour les établissements situés en zone frontalière


Monsieur le Ministre,

Au mois de septembre dernier, à la rentrée parlementaire, j’avais interrogé votre collègue Ministre de l’Education sur un sujet qui me tient particulièrement à cœur et qui concerne vos deux administrations: le transport scolaire pour les internats permanents de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pendant longtemps, les enfants ont été victimes d’un vide juridique, celui-ci ne leur permettant pas d’utiliser des cars scolaires le weekend. Il semble aujourd’hui qu’une solution soit possible et je me réjouis pour ces enfants.

J’ai en effet appris qu’un cahier des charges  dressé par votre administration prévoit la mise à disposition de véhicules sans chauffeur au bénéfice des 6 institutions concernées pour les week-ends et congés scolaires ; il s’agit des internats permanents de Comblain-au- Pont, Saint-Mard, My (Ferrières), Anseremme, Antoing et Lessines. Les sorties sont limitées à des déplacements de maximum 50km aux alentours de l’établissement et nécessairement sur le territoire belge. D’autres critères, relativement contraignants semblent exister. Nous aurons sans aucun doute la possibilité de revenir sur cette question une fois qu’une proposition de décret sera mise sur pied.

Quoi qu’il en soit, l’internat de Saint-Mard, est situé à seulement quelques kilomètres de la frontière française. Il se trouve dès lors, particulièrement limité au point de vue de ses déplacements.

Monsieur le Ministre,

Il s’agit d’un cas particulier qui mérite, à mon sens, une mesure particulière.

Pensez-vous qu’il soit envisageable d’apporter un aménagement spécifique au projet de texte, dont il me semble toujours en discussion,  dans le cas des villes limitrophes comme Saint-Mard ?

 

Je vous remercie d’avance.

 

M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal. – Madame la Députée, à la lecture de la question posée, l’objet de celle-ci porte, en réalité, sur le transport interne visé par l’accord de coopération entre la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles du 25 mai 1998 et non sur le transport scolaire visé par le décret du 1er avril 2004.

Le cahier des charges de location de véhicules sans chauffeur, mis à disposition des établissements d’enseignement organisés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, a expressément prévu la possibilité de transports internes pendant les jours fériés et jours non scolaires.

Des directives annuelles sont communiquées à tous les établissements d’enseignement organisés par la Fédération Wallonie-Bruxelles quant à l’usage et à la maintenance des véhicules mis à disposition. Ces directives précisent que le véhicule ne peut être utilisé que sur le territoire belge et pour des trajets de maximum 50 kilomètres. Elles attirent l’attention sur la nécessité, pour les chauffeurs, de disposer d’un certificat d’aptitude professionnelle. Elles indiquent, également, que les assurances responsabilité civile et dégâts matériels sont souscrits par la Wallonie qui prend en charge les coûts de carburant.

Le caractère local du transport est essentiel. La limite de distance – absence de tachygraphe – permet d’inscrire ce transport d’élèves non lucratif et non commercial, dans un cadre légal, sans ambiguïté au regard des exigences en matière d’accès à la profession et au marché.

Ceci est la réponse générale. Ce que je propose, c’est de pouvoir examiner le cas particulier d’une école proche de la frontière afin de voir si nous avons une possibilité de déroger, de faire exception. Je ne connais pas suffisamment le détail de l’arrêté en question et des dispositions pour savoir si l’on pourra résoudre ce cas particulier. Je vous invite, toutefois, à m’écrire ou à m’envoyer une question écrite, si vous le voulez, pour que l’on puisse vérifier s’il y a une opportunité pour cet établissement.

 

Mme Morreale (PS). – Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à la problématique particulière, il est vrai, de cet internat.

 

Cette version n’engage ni le Parlement wallon ni les orateurs.

 

Lutte contre l’autosolisme: favorisons le covoiturage


 

Monsieur Carlo Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports, des Aéroports et du Bien-être animal

Question orale de Christie Morreale

« Le nombre de places disponibles pour le covoiturage »

Depuis des années, les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance de favoriser le covoiturage. Progressivement, des décisions sont prises afin que la voiture et principalement « l’auto-solisme » ne soit plus le mode de transport principal pour les déplacements domicile-travail. Vous le savez, les gens circulent principalement seuls dans leur voiture, ce qui nous pousse à devoir mener une réflexion globale sur la mobilité. Seulement 1/5 des voitures comptent au moins 2 personnes à leur bord en heure de pointe. Une des solutions privilégiées est évidemment le covoiturage.

Le 4 décembre dernier, vous annonciez la création de 63 nouvelles places sécurisées pour le covoiturage, ce qui porte le total à 206 places reparties sur l’ensemble du réseau wallon.

La Région wallonne signe des conventions avec des opérateurs privés et publics afin qu’ils mettent à disposition leur parking pour le covoiturage. Si 9 conventions de ce genre ont été signées, nous ne disposons toujours que de 206 places, ce qui est peu.

Vous annoncez dans les prochains mois la signature d’autres conventions avec de nouveaux opérateurs privés afin de porter ce total à 506. C’est mieux, mais au vu du nombre de travailleurs wallons qui utilisent leur voiture tous les jours, cela reste assez faible.

Comment faire pour que ce mode de transport ait une place significative dans le transport wallon ? Comment les travailleurs vont-ils avoir accès à ces places sécurisées ? Quelles sont les modalités d’utilisation prévues ?  Ces places seront-elles mises à disposition gratuitement ? Comment encourager leur utilisation ?

L’objectif affiché serait de convaincre un travailleur sur 4 d’abandonner sa voiture. Comment comptez-vous y prendre ?

Le covoiturage permet d’utiliser au maximum les ressources déjà existantes et de diminuer significativement la congestion avec des investissements relativement modérés. En effet, en réduisant d’environ 15 à 25% le trafic sur certains tronçons autoroutiers, il est possible de faire disparaître ou du moins de diminuer fortement les bouchons. Il s’agit donc d’un enjeu important de cette législature.

 

M. Di Antonio, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire, de la Mobilité et des

Transports, des Aéroports et du Bien-être animal. –

Madame la Députée, comme vous le mentionnez dans votre question, le covoiturage permet de diminuer la congestion avec des investissements relativement modérés. C’est pourquoi les réseaux de parking en partenariat public-privé ont été lancés fin 2013 avec les premiers partenariats conclus et 140 places de parking répartis sur 6 sites privés à travers la Wallonie : trois sites Décathlon, Wavre, Alleur, Loyers, deux sites Equilis, Spy et à Maisières et un site Cora à Messancy.

Trois nouvelles conventions viennent d’ailleurs d’être signées. Nous espérons avoir trouvé entre 10 et 20 conventions par an, ce qui devrait représenter entre 250 et 500 places de parking avec une moyenne de 25 places par parking.

Cet objectif est déjà atteint fin 2014 avec neuf nouvelles conventions qui sont en cours de finalisation et qui dénombrent 370 places de parking supplémentaires.

En dehors de ces places de parking, en partenariat avec le privé, d’autres places spécialement conçues pour le covoiturage existent. En 2010, elles étaient au nombre de 512 en plus de 1 107 places bien définies avec confort et donc utilisables pour le covoiturage.

Afin d’inciter les autosolistes à faire du covoiturage, je souhaite mettre en place, de manière progressive, un véritable réseau express de covoiturage, les aspects aire de stationnement en sont un élément, avec des lignes de covoiturage structurées, des stations d’embarquement et de débarquement, l’utilisation de bandes d’autoroutes dédiées et une gestion informatique en temps réel de l’offre et de la demande.

C’est la première étape 2015, c’est la gestion informatique en temps réel de l’offre et de la demande, c’est là que l’on peut, vraiment, inciter le changement de comportement en ayant ce réflexe d’utilisation d’une application permettant facilement un partenaire conducteur ou un partenaire pour accompagner dans une voiture. On le voit d’ailleurs à travers la question tout à l’heure de M. Maroy sur l’application Uber. Lorsqu’une application facile est à disposition, les gens peuvent très vite y adhérer. Il faut que le système qui soit derrière, soit un système qui soit un véritable covoiturage et pas ce que l’on connaît avec Uber.

Mais l’année 2015 sera celle d’un gros effort sur les parkings de covoiturage, sur le nombre de conventions avec le privé et sur la mise en place d’une application mobile et spécifique de la Wallonie avec vocation que cette application fédère aussi tous les petits projets d’applications existantes parce qu’il y a eu quelques développements privés à vocation parfois locale, ce serait bien de mettre tout le monde sur la même bannière, de manière à avoir une application de référence sur laquelle les gens peuvent trouver facilement un partenaire pour la route.

Mme Morreale (PS).

Oui, je voulais remercier le ministre pour les éclairages à mes questions. Moi, j’y crois beaucoup au développement du covoiturage.

Vous avez évoqué l’idée d’un réseau et d’une application, je pense que cela peut marcher, mais que j’avais déjà eu l’occasion de vous interroger sur un réseau qui portait un nom un peu original, je ne sais plus si c’était Bigjo ou Bodji, enfin, un nom un peu étonnant, donc de projets pilotes qui fonctionnaient, finalement, très peu, et c’est vrai que dans la région de laquelle je suis originaire ainsi que M. Dodrimont, on a un système de covoiturage qui ne fonctionne pas très bien parce que je pense que les gens ont des problèmes de sécurité, sans doute. Il n’y a pas mal de voitures, d’usagers qui conduisent et qui proposent leur service, mais très peu de gens qui sont aux arrêts et que peut-être, il s’agit d’une question de sécurité, de certains qui ont des freins.

C’est une piste dans laquelle il faut pouvoir avancer et votre idée d’application uniforme pourrait, en partie, résoudre ces difficultés-là.

La deuxième chose sur laquelle je pense qu’il faudrait avancer en parallèle, ça c’est sans doute avec votre collègue, le ministre Prévot, c’est de pouvoir avancer sur les bandes de circulation dédicacées spécifiquement au covoiturage. Dans certains pays, dans certaines régions, des bandes d’autoroutes sont dédicacées, par exemple, la bande d’arrêt d’urgence à vitesse modérée pour le covoiturage ou encore en ville, de pouvoir utiliser la bande de circulation dédicacée aux bus. Ce sont des pistes qui pourraient, si elles étaient étudiées et concrétisées, permettre de diminuer les émissions de CO2 et de pouvoir changer aussi nos habitudes, parce que parfois, on a une tendance à avoir un confort et une forme d’individualisme qui conduit à des comportements assez polluants et néfastes et donc, ce serait intéressant, même en termes, à la fois environnementale, mais aussi de cohésion sociale de pouvoir avancer, avoir une autre forme de confort qui serait tout aussi intéressante.

 

Cette version n’engage ni le Parlement wallon ni les orateurs